Invitée samedi sur RTL, la chanteuse Olivia Ruiz a exprimé sa « perte de confiance » envers la France face à la protection des femmes et des enfants. Réagissant à la mise en examen de Patrick Bruel pour viol, l’artiste audoise a dénoncé un manque d’écoute des pouvoirs publics en citant le modèle espagnol.
« J’ai perdu confiance en mon pays »
Olivia Ruiz a indiqué samedi sur RTL avoir « perdu confiance » en son pays après la mise en examen de Patrick Bruel pour viol, placé sous contrôle judiciaire. « C’est digne d’admiration, ce courage-là est épatant et je suis émue par le courage de mes consœurs, a déclaré la chanteuse. Mais ce n’est pas rassurant dans le sens où chaque jour qui passe nous prouve à quel point ni les femmes ni les enfants ne sont protégés dans notre pays. »
L’artiste, révélée dans la première édition de la Star Académie, a ajouté : « J’ai peur pour mon fils, j’ai peur pour les enfants de mon ami, j’ai peur pour les vôtres, j’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays. » Elle a qualifié la situation d’« insoutenable ».
Un sentiment de ne pas être écoutée
« C’est douloureux car nos engagements semblent minuscules par rapport aux besoins qui sont les nôtres, et surtout on ne se sent pas écoutés, a poursuivi Olivia Ruiz. C’est ça qui est difficile. Il y a un espèce de cri et on a l’impression d’avoir une assemblée de sourds face à nous. Dans un pays avec beaucoup de possibilités, c’est dramatique. »
L’exemple de l’Espagne mis en avant
Elle a ensuite comparé la manière dont on traitait les violences avec l’Espagne, souvent cité comme exemple en la matière. « Pourquoi ce n’est pas possible chez nous ?, a-t-elle interrogé. Pourquoi des mamans sont obligées de se rassembler tous les lundis pour avoir une foutue réponse à une nécessité absolue qui fait que chaque jour des enfants et des femmes meurent ? Ça me dépasse. »
La chanteuse originaire de Carcassonne s’était déjà fait remarquer pour son engagement il y a quelques jours, en publiant une lettre ouverte sur le site de Midi Libre, dans laquelle elle interpellait la région Occitanie sur son manque d’entraide envers les exilés.



