Huit sportifs gardois intègrent la réserve opérationnelle du Psig
Huit sportifs gardois deviennent réservistes du Psig

Lundi dernier, sous le soleil du Pont du Gard, huit sportifs de haut niveau du département ont été officiellement intégrés dans la réserve opérationnelle du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig). La cérémonie, présidée par le colonel Emmanuel Casso, a inclus prises d'armes, honneur aux drapeaux et remise de brevets et d'insignes.

Les huit sportifs concernés

Parmi les récompensés figurent les handballeuses de l'Usam Nîmes Samantha Priou, Leslie Renault et Mélissa Curabec, le joueur nîmois de N1 Guillaume Zampol, les rugbymen du RCN Rémy Pichard, Charles Robbe et Eliot Alric, ainsi que la championne du monde de boxe Émilie Sonvico (BC Uzétien).

Une formation intensive

Ces athlètes ont suivi une formation de quinze jours, du 6 au 20 juin, normalement dispensée en trois semaines. Le lieutenant-colonel Éric Painset a précisé : « Après une formation très intensive, ces sportifs sont devenus réservistes pour travailler. Là, on n'est pas que sur de la communication de quelques grands sportifs à qui on met une tenue de gendarmerie, mais qui ne sont jamais sur le terrain. Là, ils seront en patrouille, il n'y aura aucune différence. L'idée est quand même de leur faire renforcer le Psig. »

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Une première nationale

Cette initiative du groupement de Gendarmerie du Gard est une première au niveau national. Le colonel Casso a souligné : « Si elle est pleinement insérée dans la société, la gendarmerie est aussi engagée auprès des acteurs élus du département, du monde associatif, économique et, bien sûr, avec les clubs sportifs. Depuis deux ans, un partenariat a été instauré avec les clubs phares du département, l'Usam et le RCN. »

Des parallèles entre sport et gendarmerie

Eliot Alric, deuxième ligne du RCN (1,98 m, 120 kg), a expliqué : « Il y a ce côté discipline et sérieux, beaucoup de parallèles entre les deux. On sait rire quand il le faut, mais dès qu'on touche les armes à feu, cela demande de la concentration. C'est ce que l'on retrouve avant et pendant un match, il faut savoir garder son sang-froid même quand la tension monte. »

Leslie Renault, handballeuse, a confié : « Je suis en projet reconversion et je me suis dit “pourquoi pas être réserviste ?” sur la base du volontariat. » Elle avait découvert l'idée lors d'une journée d'immersion en mars.

Prochaine étape : le terrain

Les huit sportifs sont désormais opérationnels. Le colonel Casso a annoncé : « Vous serez engagés sur le terrain très bientôt pour certains d'entre vous. » Ils rejoindront les patrouilles du Psig, apportant leur expérience du sport de haut niveau.

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