Israël refuse l'accès à une journaliste française de RFI
Le gouvernement israélien a refusé l'entrée sur son territoire à une journaliste française travaillant pour Radio France Internationale (RFI), suscitant une vive réaction de la part de la direction de la radio et des défenseurs de la liberté de la presse. L'incident, survenu le 11 juin 2025, a été dénoncé comme une entrave grave à la liberté d'informer.
Les faits
La journaliste, dont l'identité n'a pas été révélée, devait se rendre en Israël pour couvrir l'actualité régionale. À son arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, les autorités israéliennes lui ont signifié qu'elle n'était pas autorisée à entrer sur le territoire, sans fournir de motif précis. RFI a immédiatement protesté, qualifiant cette décision d'« arbitraire » et de « contraire aux principes démocratiques ».
Selon des sources proches du dossier, la journaliste disposait de tous les documents nécessaires, y compris un visa valide. Les autorités israéliennes n'ont pas communiqué officiellement sur les raisons de ce refus, mais des observateurs évoquent des tensions récentes entre Israël et la France, notamment autour de la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien.
Réactions
La direction de RFI a exprimé son « indignation » et a demandé des explications immédiates aux autorités israéliennes. Dans un communiqué, elle a souligné que « la liberté de la presse est un pilier fondamental de toute démocratie » et que « ce refus d'accès constitue une atteinte inacceptable au travail des journalistes ».
Le syndicat des journalistes de RFI a également condamné cette mesure, appelant à une mobilisation pour défendre la liberté d'informer. De son côté, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé « une nouvelle manifestation de l'intolérance d'Israël envers les médias étrangers » et a exigé que la journaliste puisse exercer son métier sans entrave.
Contexte
Cet incident s'inscrit dans un climat de tensions croissantes entre Israël et certains médias internationaux. Depuis plusieurs mois, plusieurs journalistes étrangers se sont vu refuser l'accès au territoire israélien ou ont été expulsés, souvent sous prétexte de « sécurité nationale ». Les critiques accusent le gouvernement israélien de vouloir contrôler le récit médiatique sur le conflit avec les Palestiniens.
La France, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a également réagi en exprimant sa « préoccupation » et en rappelant l'importance du respect de la liberté de la presse. Paris a indiqué qu'il suivait de près la situation et qu'il était en contact avec les autorités israéliennes pour obtenir des éclaircissements.
Conclusion
Ce refus d'entrée soulève des questions sur l'état de la liberté de la presse en Israël et sur les relations entre l'État hébreu et les médias français. RFI a annoncé qu'elle continuerait à couvrir l'actualité israélienne depuis ses bureaux à Jérusalem et à Ramallah, mais cet incident risque de compliquer le travail de ses journalistes sur le terrain.



