Exécution de migrants éthiopiens en Arabie saoudite : inquiétude pour 65 autres condamnés
Exécution de migrants éthiopiens en Arabie saoudite

Exécution de trois migrants éthiopiens en Arabie saoudite

L'exécution de trois ressortissants éthiopiens en Arabie saoudite, annoncée le 24 mai 2026, suscite une vive inquiétude pour le sort d'au moins 65 autres détenus éthiopiens condamnés à mort dans le royaume. Les trois hommes, identifiés comme étant âgés de 25 à 30 ans, avaient été arrêtés pour des accusations liées à des infractions de drogue. Leur exécution par décapitation a eu lieu dans la ville de La Mecque, selon des sources officielles saoudiennes.

Réactions internationales et appels à la clémence

Le gouvernement éthiopien a exprimé sa profonde préoccupation et a demandé des éclaircissements aux autorités saoudiennes. Dans un communiqué, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a déclaré suivre de près la situation des autres détenus et œuvrer pour leur protection juridique. Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont condamné ces exécutions et appelé Riyad à instaurer un moratoire sur la peine de mort.

La situation des 65 autres détenus

Selon des sources diplomatiques, 65 Éthiopiens sont actuellement dans les couloirs de la mort en Arabie saoudite, la plupart condamnés pour des affaires de drogue ou de meurtre. Leurs familles, restées en Éthiopie, vivent dans l'angoisse et lancent des appels désespérés aux autorités pour obtenir leur grâce. L'ambassade d'Éthiopie à Riyad tente d'accéder aux détenus et de leur fournir une assistance consulaire, mais les démarches se heurtent à la lenteur administrative et au manque de transparence du système judiciaire saoudien.

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Un système judiciaire controversé

L'Arabie saoudite est régulièrement critiquée pour son recours massif à la peine de mort, notamment pour des infractions liées à la drogue. En 2025, le royaume a exécuté plus de 300 personnes, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes. Les procès manquent souvent de garanties fondamentales, et les accusés étrangers, souvent issus de milieux défavorisés, n'ont pas toujours accès à une défense adéquate. Les ONG dénoncent également les conditions de détention et les risques de torture.

Appels à une action diplomatique

Face à cette situation, l'Union africaine et plusieurs pays africains ont exhorté l'Arabie saoudite à faire preuve de clémence et à respecter les normes internationales en matière de droits humains. Des voix s'élèvent pour demander une médiation de l'Éthiopie et de la communauté internationale afin d'éviter de nouvelles exécutions. En attendant, les familles des 65 condamnés restent dans l'incertitude, espérant que la pression diplomatique pourra sauver leurs proches.

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