Saint-Tropez : la Croix-Rouge locale expulsée de son local par la direction départementale
Croix-Rouge de Saint-Tropez expulsée de son local

La Croix-Rouge de Saint-Tropez a été brutalement mise à la porte de son local situé au Carré de l'école. Les bénévoles ont découvert que la serrure avait été changée par la direction départementale basée à Ollioules, sans concertation préalable avec l'antenne locale ni avec la mairie de Saint-Tropez, propriétaire des lieux. Cette décision a provoqué un profond sentiment d'injustice parmi les bénévoles et une inquiétude pour les bénéficiaires qui se retrouvent sans aide.

Un conflit relationnel latent

Les tensions entre l'antenne tropézienne et la direction départementale étaient connues depuis plusieurs mois. Andrée Anselmi, responsable locale depuis l'an 2000, a exprimé son choc : « La serrure a été changée par la direction départementale sans la moindre concertation avec nous ou l'entité municipale à qui appartiennent les locaux », a dénoncé Monique Serrati, sa bras droit. Les bénévoles, dont certains ont récemment été décorés par la même direction, se sentent trahis.

Des conséquences immédiates pour les bénéficiaires

La fermeture du local empêche toute collecte de dons et toute vente, privant ainsi l'association de ressources financières pour aider les personnes dans le besoin. « Où est l'humanisme dans cette démarche arbitraire ? La nouvelle direction de La Croix-Rouge n'a visiblement pas les codes », ont déploré Véronique Montfort Bernard et Raphaëlle Honnorat Fournet. La mairie de Saint-Tropez, par la voix de la maire Sylvie Siri, a demandé des explications à la direction départementale, avec copie au siège national, et attend la convention de rupture pour récupérer le local. Un déménagement suivi d'un état des lieux est prévu le 15 juillet.

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La version de la direction départementale

Le président varois Jean Rousselot, en accord avec la direction nationale, a justifié cette décision : « C'est avec un profond regret que nous avons été contraints de suspendre temporairement les activités de l'antenne locale. Cette décision, bien que difficile, était nécessaire afin de faire toute la lumière sur des dysfonctionnements. Plusieurs manquements ont été constatés, notamment le non-respect de certaines procédures internes ainsi que des comportements incompatibles avec les principes et valeurs de la Croix-Rouge française. » Il a également mentionné que la fermeture du local de Sainte-Maxime était due à des non-conformités aux exigences réglementaires en matière d'hygiène, notamment l'absence de point d'eau.

Une absence dans tout le Golfe

Avec la disparition de l'antenne de Saint-Tropez et celle de Sainte-Maxime, la Croix-Rouge est désormais absente des douze communes du Golfe. Les bénévoles, toujours motivés, envisagent de créer une association locale en partenariat avec la mairie et le CCAS. « Notre projet est de repartir sur une association locale en partenariat avec la mairie, le CCAS et bien entendu les Tropéziens », ont-ils affirmé.

Des bénévoles âgés mis sous pression

Andrée Anselmi, 83 ans, a critiqué les exigences de formation imposées par la direction nationale : « Une pression était mise sur l'antenne tropézienne, on nous accablait de reproches tout en exigeant que l'on suive des formations au siège de La Croix-Rouge à Montrouge. Non, mais vous me voyez moi, à 83 ans, partir en formation ? » Cette situation a exacerbé les tensions et conduit à la rupture.

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