Le pasteur protestant Ezra Jin, figure de la communauté chrétienne en Chine, a été libéré après plusieurs années de détention, ont annoncé des sources proches du dossier ce dimanche 5 juillet. Arrêté en 2022 pour des motifs liés à ses activités religieuses, il a pu quitter le territoire chinois et se trouve désormais en sécurité à l'étranger.
Une arrestation en 2022 pour « activités illégales »
Ezra Jin, pasteur d'une église protestante non officielle, avait été interpellé en 2022 par les autorités chinoises, accusé d'organiser des rassemblements religieux sans autorisation. Sa détention avait suscité l'inquiétude des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent régulièrement la répression des minorités religieuses en Chine. Selon l'ONG Amnesty International, au moins 70 chrétiens sont actuellement détenus en Chine pour leur foi.
Une libération après des pressions internationales
La libération d'Ezra Jin intervient après des mois de pressions diplomatiques de la part des États-Unis et de plusieurs pays européens. « Nous saluons cette décision et espérons qu'elle marque un tournant dans le respect des libertés religieuses en Chine », a déclaré un porte-parole du département d'État américain. Le pasteur aurait été autorisé à quitter la Chine dans le cadre d'un échange discret entre Pékin et Washington.
Un contexte de tensions religieuses persistantes
La Chine contrôle strictement les activités religieuses, en particulier les églises protestantes non officielles, considérées comme des menaces pour la stabilité sociale. Depuis 2018, les autorités ont intensifié les arrestations de pasteurs et de fidèles, dans le cadre d'une campagne contre les « cultes illégaux ». Selon des statistiques officielles, plus de 200 lieux de culte protestants ont été fermés en 2025.
La libération d'Ezra Jin pourrait être perçue comme un geste d'apaisement de la part de Pékin, à quelques mois du sommet du G20 prévu en septembre. Cependant, les observateurs restent prudents : « Il s'agit d'un cas isolé qui ne remet pas en cause la politique répressive globale de la Chine en matière religieuse », estime un analyste basé à Hong Kong.



