L'Australie accorde l'asile à cinq joueuses iraniennes après leur silence sur l'hymne national
Asile australien pour 5 joueuses iraniennes après leur protestation silencieuse

L'Australie accorde l'asile à cinq joueuses iraniennes après leur silence sur l'hymne national

Dans un geste de solidarité internationale, l'Australie a officiellement accordé l'asile à cinq membres de l'équipe féminine iranienne de football. Cette décision fait suite à leur refus de chanter l'hymne national iranien lors de la Coupe d'Asie des nations qui se déroulait sur le territoire australien début mars 2026.

Un acte de résistance symbolique en plein conflit

Le lundi 2 mars 2026, alors que résonnait l'hymne national iranien dans le stade australien, les joueuses de la délégation sont restées silencieuses sur la pelouse. Ce geste de protestation silencieuse est survenu dans un contexte particulièrement tendu, seulement deux jours après le début du conflit opposant l'Iran à Israël et aux États-Unis, et quelques semaines après la répression sanglante du régime des mollahs contre sa population au début de l'année.

Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, a rapidement réagi sur les réseaux sociaux en déclarant : « Les membres de l'équipe nationale féminine de football d'Iran subissent de fortes pressions et sont menacées par la République islamique ».

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Des réactions hostiles en Iran

En Iran, cette protestation silencieuse lors d'un événement sportif international a provoqué des réactions virulentes. Un présentateur de la télévision d'État iranienne a qualifié les joueuses de « traîtres en temps de guerre » et a estimé qu'elles représentaient le « summum du déshonneur ».

La question des possibles représailles contre les 26 membres de la délégation s'est alors rapidement posée. Reza Pahlavi a publiquement appelé le gouvernement australien à assurer leur protection : « Elles risquent de graves conséquences si elles retournent en Iran. J'appelle le gouvernement australien à assurer leur sécurité et à leur apporter tout le soutien nécessaire ».

L'intervention internationale et la fuite des joueuses

Le président américain Donald Trump, à l'origine des premières frappes avec Israël qui ont lancé la guerre en Iran, a également pris position. Il a estimé que le retour des joueuses en Iran n'était pas possible car elles risquaient d'être « très certainement tuées » et a réclamé à l'Australie des mesures en leur faveur.

En coulisses, l'Australie a entamé des discussions secrètes avec les joueuses. Cinq d'entre elles, dont la capitaine Zahra Ghanbari, se sont échappées de leur hôtel durant la nuit. Tony Burke, ministre de l'Intérieur australien, a précisé à la presse : « Elles ont été transférées dans un lieu sûr par la police australienne. J'ai signé lundi soir leur demande de visa humanitaire ».

Les risques pour les familles restées en Iran

Si cinq joueuses bénéficient désormais de la protection australienne, la situation des autres athlètes reste incertaine. Le gouvernement australien s'est dit prêt à les aider si nécessaire, mais aucune information officielle n'a filtré concernant leur statut.

Donald Trump a expliqué sur son réseau Truth Social que certaines joueuses de la délégation « ont le sentiment qu'elles doivent retourner en Iran parce qu'elles ont peur pour la sécurité de leur famille ». En effet, les pressions sur les proches des sportives représentent un risque majeur suite à leur geste de protestation.

Zaki Haidari, militant d'Amnesty International, a confirmé ces craintes à l'AFP : « Certaines des membres de l'équipe ont probablement déjà vu leur famille menacée ».

Cet épisode illustre les risques encourus par les athlètes qui osent exprimer leur opposition au régime iranien, même par un simple silence lors d'un hymne national. La décision australienne d'accorder l'asile à cinq de ces joueuses marque un tournant dans la protection internationale des sportives menacées pour leurs convictions politiques.

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