Venezuela : familles désespérées face aux ruines après les glissements de terrain
Venezuela : familles en détresse après les glissements de terrain

Des familles en quête de leurs proches disparus

Au Venezuela, la tragédie frappe durement les communautés de l'État de La Guaira, où des glissements de terrain survenus le 8 juillet ont enseveli des dizaines de maisons. Les familles, plongées dans le désespoir, fouillent les ruines à la recherche de leurs proches disparus. « C'est insupportable de les savoir là-dessous », confie Maria, une mère de famille dont le fils est porté disparu, selon les témoignages recueillis par Libération.

Un bilan humain lourd et des recherches difficiles

Les autorités vénézuéliennes ont confirmé un bilan provisoire d'au moins 30 morts, tandis que des centaines de personnes sont portées disparues. Les opérations de secours, entravées par les infrastructures endommagées et les glissements de terrain répétés, avancent lentement. Les équipes de sauvetage, appuyées par des volontaires, travaillent sans relâche dans des conditions périlleuses. « Nous creusons à mains nues, sans équipement adéquat », déplore un secouriste local, cité par l'agence de presse nationale.

La désolation après la catastrophe naturelle

Les glissements de terrain, provoqués par des pluies torrentielles, ont ravagé plusieurs quartiers de La Guaira, une région côtière proche de Caracas. Des centaines de familles se retrouvent sans abri, tandis que les routes et les ponts ont été emportés par les coulées de boue. Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence et déployé l'armée pour aider les sinistrés, mais les critiques fusent quant à la lenteur des secours. « On nous a laissés seuls face à cette catastrophe », accuse un habitant, sous le couvert de l'anonymat.

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Un contexte de crise aggravant la vulnérabilité

Cette catastrophe naturelle survient dans un Venezuela déjà en proie à une grave crise économique et politique. Selon l'ONG Human Rights Watch, le pays manque de moyens pour faire face à de tels sinistres, en raison de l'effondrement des services publics et de la pénurie de matériel de secours. Les habitants, déjà éprouvés par les pénuries d'eau et d'électricité, voient leur quotidien encore plus fragilisé. « Nous n'avons rien, ni eau potable, ni nourriture », témoigne une sinistrée, interrogée par Libération.

La solidarité s'organise dans l'adversité

Malgré tout, des initiatives de solidarité émergent. Des collectes de fonds et de vivres sont organisées par des associations locales et des citoyens. « Nous ne pouvons pas les laisser seuls », déclare un coordinateur de la Croix-Rouge vénézuélienne, qui a déployé des équipes sur le terrain. Cependant, l'accès aux zones sinistrées reste compliqué, et les besoins sont immenses. Les familles espèrent encore des miracles, mais le temps presse. « Chaque minute compte », insiste un pompier, alors que les recherches se poursuivent.

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