Au moins 17 personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi lors d'attaques nocturnes russes contre Kiev et sa région, ont annoncé les autorités ukrainiennes. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé des « atrocités russes » après ces frappes qui ont également fait des dizaines de blessés.
Des frappes meurtrières sur la capitale
Selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko, les explosions ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale, touchant des immeubles résidentiels et des infrastructures civiles. Les secours sont toujours à l'œuvre pour rechercher d'éventuelles victimes sous les décombres. Le bilan pourrait encore s'alourdir, préviennent les autorités.
Dans la région de Kiev, le gouverneur a fait état de « nombreuses destructions » et a appelé les habitants à rester dans les abris. Les systèmes de défense antiaérienne ont été activés, mais plusieurs missiles ont réussi à atteindre leurs cibles.
La réaction internationale
Ursula von der Leyen a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, écrivant : « Les frappes russes contre des civils à Kiev sont des atrocités. Les responsables devront répondre de leurs actes. » Elle a réaffirmé le soutien indéfectible de l'Union européenne à l'Ukraine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté dénoncé une « terreur délibérée » et a renouvelé son appel à ses alliés pour obtenir davantage de systèmes de défense aérienne. « Chaque vie perdue est une preuve supplémentaire que la Russie ne cherche pas la paix », a-t-il déclaré dans son message quotidien.
Un contexte de guerre toujours intense
Ces attaques interviennent alors que les combats se poursuivent sur le front est, où les troupes russes tentent d'avancer. Les frappes sur les villes ukrainiennes se sont intensifiées ces dernières semaines, provoquant des coupures d'électricité et d'eau dans plusieurs régions.
Les autorités ukrainiennes ont appelé la population à respecter les consignes de sécurité et à se rendre dans les abris lors des alertes aériennes. Des centres d'accueil ont été ouverts pour les personnes déplacées.



