Le président américain Donald Trump a menacé de bombarder Oman si le sultanat s'opposait aux intérêts des États-Unis dans le détroit d'Ormuz. Interrogé par le journaliste Trey Yingst de Fox News, il a déclaré : « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », selon une publication du journaliste sur X.
Un accord irano-omanais qui irrite Washington
Cette sortie intervient après que l'Iran a annoncé avoir trouvé un accord avec Oman concernant la libre circulation des navires dans le détroit. Le 17 juin, Américains et Iraniens avaient fixé un délai de soixante jours pour parvenir à un accord, qui n'a pas abouti, alors que la période est arrivée à expiration.
Depuis plusieurs semaines, Donald Trump tente d'obtenir une réouverture de ce passage stratégique par lequel transite une bonne partie du pétrole mondial. Empêtré dans un conflit impopulaire dans son pays et dans le monde, le président reste persuadé qu'il pourra en sortir vainqueur. Depuis cinq mois, le conflit avec l'Iran se révèle pourtant plus âpre que Donald Trump l'avait imaginé.
Des répercussions économiques mondiales
En verrouillant le détroit d'Ormuz, l'Iran a fait grimper les cours mondiaux des hydrocarbures. Les Français l'ont découvert en voyant le prix du litre de gazole et d'essence grimper en flèche depuis fin février.
Vendredi, Donald Trump avait annoncé qu'il « déclarerait le détroit d'Ormuz comme étant un territoire des États-Unis » dès qu'il aura « fini de battre l'Iran », affirmant au passage que son pays a le contrôle du détroit. Une déclaration régulièrement contredite par l'Iran.
La réponse ferme de Téhéran
« Ce détroit ne sera ouvert et fermé que sur ordre de l'Iran », a martelé sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. Cette déclaration illustre la détermination de Téhéran à conserver la main sur ce passage stratégique, malgré les menaces américaines.



