Lors d'une conférence de presse tenue le 20 août 2026, l'ancien président américain Donald Trump a affirmé que la Corée du Nord possède précisément 57 armes nucléaires. Cette déclaration, rapportée par Le Monde, marque une rupture avec les estimations habituellement vagues des services de renseignement américains.
Une affirmation précise et inédite
Donald Trump a déclaré : « La Corée du Nord possède précisément 57 armes nucléaires. » Il n'a pas précisé la source de cette information, ni fourni de détails sur la manière dont ce chiffre a été obtenu. Les experts en désarmement et les agences de renseignement américaines évitent généralement de donner des chiffres aussi précis, préférant des fourchettes larges en raison de l'incertitude sur les capacités réelles de Pyongyang.
Selon des estimations récentes de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et du département d'État américain, la Corée du Nord disposerait entre 40 et 60 ogives nucléaires, un écart qui reflète les difficultés à évaluer les stocks clandestins. Le chiffre avancé par Trump se situe dans la partie haute de cette fourchette, ce qui pourrait indiquer soit une source d'information nouvelle, soit une simplification de données complexes.
Réactions et implications
Cette déclaration a suscité des réactions contrastées. Des responsables du renseignement américain, cités sous couvert d'anonymat par Le Monde, ont exprimé leur surprise, notant que « jamais un président en exercice ou ancien président n'a donné un chiffre aussi précis sur l'arsenal nucléaire nord-coréen ». Ils ont souligné que les évaluations officielles restent confidentielles et sujettes à révision.
L'ancien secrétaire à la Défense, James Mattis, a commenté : « Il est dangereux de donner des chiffres précis sans contexte. Cela peut créer une fausse impression de certitude. » De son côté, un porte-parole de la mission nord-coréenne auprès des Nations unies n'a pas confirmé ni infirmé le chiffre, se contentant de rappeler que « la Corée du Nord a le droit de se défendre ».
Un contexte de tensions diplomatiques
Cette déclaration intervient alors que les négociations sur le désarmement nucléaire de la péninsule coréenne sont au point mort depuis 2019. Donald Trump, qui a rencontré à trois reprises le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un lors de son mandat, a souvent vanté sa relation personnelle avec ce dernier. Il a affirmé que « personne d'autre que moi ne peut résoudre ce problème ».
Les experts estiment que la précision du chiffre de 57 pourrait être utilisée par Trump pour justifier une approche plus agressive ou, au contraire, pour revendiquer un succès diplomatique futur. L'impact sur les marchés financiers et les alliés régionaux, comme la Corée du Sud et le Japon, reste à mesurer. Selon des analystes cités par Le Monde, cette déclaration pourrait compliquer les efforts de l'administration Biden pour maintenir une pression unifiée sur Pyongyang.



