L'administration Trump quitte le pouvoir avec un bilan désastreux au Moyen-Orient, selon une analyse publiée dans Le Monde. La région est plus instable que jamais, avec une Iran nucléaire, des alliances traditionnelles fragilisées et des conflits non résolus.
Un bilan marqué par l'échec de la stratégie iranienne
La politique de "pression maximale" de Donald Trump contre l'Iran n'a pas atteint ses objectifs. Au lieu de contraindre Téhéran à négocier, elle a conduit à une escalade. L'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) a été abandonné en 2018, mais l'Iran a depuis enrichi de l'uranium à des niveaux proches de ceux nécessaires pour une arme nucléaire. Les sanctions n'ont pas empêché Téhéran de développer son programme balistique et de soutenir ses alliés régionaux.
Des alliances traditionnelles érodées et des conflits exacerbés
Les relations avec les alliés traditionnels des États-Unis, comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont été mises à l'épreuve. Le retrait des troupes américaines de Syrie en 2019 a été perçu comme un abandon des Kurdes, alliés clés dans la lutte contre l'État islamique. En Afghanistan, l'accord de Doha avec les talibans a conduit à un retrait chaotique, laissant le pays aux mains des talibans. La normalisation entre Israël et certains pays arabes, bien que saluée, n'a pas apporté de solution au conflit israélo-palestinien.
Un impact durable sur la sécurité régionale
Les conséquences de ces politiques se font sentir à long terme. La prolifération nucléaire est un risque accru, et la confiance dans les engagements américains est en baisse. La région est fragmentée, avec des puissances régionales comme l'Iran et la Turquie qui gagnent en influence. Le prochain président devra faire face à un héritage complexe, avec des défis sécuritaires et diplomatiques majeurs.



