Afghanistan : treize civils tués lors de frappes pakistanaises
Treize civils tués en Afghanistan par des frappes pakistanaises

Au moins treize civils afghans, parmi lesquels des femmes et des enfants, ont trouvé la mort mardi 9 juin dans des frappes aériennes menées par l'armée pakistanaise dans la province de Khost, dans l'est de l'Afghanistan. Les autorités locales ont confirmé le bilan, évoquant également plusieurs blessés. Cet incident intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Kaboul et Islamabad, chacun accusant l'autre de soutenir des groupes armés opérant de part et d'autre de la frontière.

Des frappes qui ravivent les tensions bilatérales

Selon des sources officielles afghanes, les bombardements ont visé des localités situées dans le district de Gurbuz, une zone connue pour être un foyer de l'opposition armée au Pakistan. Les frappes ont détruit plusieurs habitations et provoqué un mouvement de panique parmi la population. Le gouvernement afghan a immédiatement condamné ces actes, les qualifiant de violation flagrante de sa souveraineté et de droit international.

Réactions officielles et appels à la retenue

Le ministère afghan des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur pakistanais à Kaboul pour protester officiellement et exiger des explications. De son côté, Islamabad a justifié ces frappes en affirmant qu'elles visaient des "refuges de terroristes" responsables d'attaques meurtrières sur le sol pakistanais. Les autorités pakistanaises déplorent également des pertes civiles mais imputent la responsabilité aux groupes insurgés qui, selon elles, utilisent des boucliers humains.

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Cette nouvelle escalade suscite l'inquiétude de la communauté internationale. L'ONU a appelé les deux parties à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends. Les États-Unis, par la voix de leur département d'État, ont exprimé leur préoccupation et exhorté à éviter toute action qui pourrait déstabiliser davantage la région.

Les habitants de Khost, déjà éprouvés par des décennies de conflit, redoutent une intensification des violences. Les organisations humanitaires présentes sur place alertent sur la situation des déplacés et appellent à un accès sécurisé pour porter secours aux victimes. Alors que les enquêtes se poursuivent pour établir les circonstances exactes du drame, la population civile reste une fois de plus la première victime de cette escalade militaire.

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