L'ancienne Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a fermement nié les accusations de répression qui pèsent sur elle et a annoncé son intention de retourner dans son pays. Dans une déclaration depuis son exil, elle a affirmé que son retour serait motivé par un devoir envers le peuple bangladais.
Une déclaration depuis l'exil
Sheikh Hasina, qui a fui le Bangladesh en août 2024 après des manifestations massives, a rompu le silence dans une interview accordée à un média international. Elle a catégoriquement rejeté les allégations selon lesquelles son gouvernement aurait orchestré une répression violente contre les manifestants. Selon elle, ces accusations sont infondées et montées de toutes pièces par ses opposants politiques.
L'ex-Première ministre a également évoqué son retour imminent, déclarant : « Je retournerai au Bangladesh, car j'ai un devoir envers mon peuple. » Elle a ajouté que sa décision n'était pas motivée par des considérations personnelles, mais par le bien-être de la nation.
Un contexte de crise politique
Le Bangladesh traverse une période de turbulences politiques depuis le départ de Sheikh Hasina. Les manifestations qui ont conduit à son exil ont fait plus de 600 morts, selon les chiffres officiels. Des milliers de personnes ont également été blessées ou arrêtées. Le gouvernement intérimaire, dirigé par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, tente de stabiliser le pays et d'organiser des élections crédibles.
Sheikh Hasina, qui a dirigé le pays pendant plus de 15 ans, est accusée par ses détracteurs d'avoir instauré un régime autoritaire. Les partis d'opposition et les organisations de défense des droits humains ont documenté de nombreuses violations, notamment des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires.
Réactions mitigées
L'annonce de son retour a suscité des réactions contrastées au Bangladesh. Ses partisans y voient un espoir de retour à la stabilité, tandis que ses opposants craignent une nouvelle vague de violence. Le gouvernement intérimaire a indiqué qu'il examinerait toute demande de retour, mais a rappelé que Sheikh Hasina fait l'objet de plusieurs enquêtes pour crimes contre l'humanité.
La communauté internationale suit de près la situation. Les Nations unies ont appelé à un dialogue inclusif pour résoudre la crise politique et garantir que les responsables de violations des droits humains répondent de leurs actes.



