Une vidéo devenue virale montre un groupe de personnes défilant avec des drapeaux et des symboles nazis dans une rue de Colombie. La scène, filmée dans la ville de Medellín, a provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux et a été largement relayée par les médias internationaux.
Les faits remontent à 2024
Selon les informations recueillies par Libération, la vidéo a été tournée en juillet 2024, lors d'une manifestation organisée par un petit groupe d'extrême droite. Les participants, une dizaine de personnes, arboraient des drapeaux à croix gammée et des insignes SS. La police colombienne a confirmé l'authenticité des images et a ouvert une enquête.
Le maire de Medellín, Daniel Quintero, a condamné fermement cette action, déclarant : « Nous ne tolérerons aucune forme de haine ou de discrimination dans notre ville. Les responsables seront poursuivis. »
Un contexte de montée de l'extrême droite
La Colombie, comme d'autres pays d'Amérique latine, connaît une résurgence de groupes néonazis, souvent liés à des mouvements nationalistes et anti-immigration. Selon un rapport de la Fondation Ideas for Peace, le nombre de groupes d'extrême droite a augmenté de 30 % entre 2020 et 2024, passant de 45 à 58 organisations.
Réactions des autorités
Le gouvernement colombien a réagi rapidement. Le ministre de l'Intérieur, Alfonso Prada, a annoncé que la police enquêtait pour identifier les participants et déterminer s'ils avaient enfreint la loi colombienne, qui interdit l'apologie du nazisme. Il a précisé : « Nous prenons cette affaire très au sérieux. La diffusion de symboles nazis est une offense à la mémoire des victimes de l'Holocauste. »
Impact et suites
Cette vidéo a relancé le débat sur la montée de l'extrême droite en Colombie. Des organisations de défense des droits de l'homme, comme Amnesty International, ont appelé à des mesures plus strictes contre les discours de haine. L'ambassade d'Israël en Colombie a également exprimé son indignation. Selon un sondage réalisé par l'institut Invamer, 78 % des Colombiens se disent préoccupés par la montée de l'extrémisme.
Les enquêteurs ont déjà identifié plusieurs participants grâce à l'analyse des images et des réseaux sociaux. Une perquisition a été menée dans un domicile à Medellín, où des documents et des objets néonazis ont été saisis. Les suspects pourraient être poursuivis pour incitation à la haine et apologie de crimes contre l'humanité.



