Pakistan : Imran Khan reconduit en prison après son transfert à l'hôpital
Pakistan : Imran Khan de retour en prison après son hospitalisation

L'ancien Premier ministre pakistanais Imran Khan a été reconduit en prison vendredi 21 août 2026, après avoir été brièvement transféré à l'hôpital pour des examens médicaux, a-t-on appris de sources judiciaires et pénitentiaires. L'opposant emblématique, âgé de 73 ans, est détenu depuis août 2023 dans le cadre de multiples affaires judiciaires.

Un transfert médical de quelques heures

Imran Khan avait été admis à l'hôpital de la capitale, Islamabad, dans la matinée, pour une série de tests, selon un responsable de l'administration pénitentiaire qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat. « Il a été transporté sous escorte policière renforcée et a passé environ quatre heures à l'établissement », a précisé ce responsable. Les examens, dont la nature exacte n'a pas été divulguée, se sont déroulés sans incident.

À l'issue de ces tests, l'ancien chef du gouvernement a été ramené à la prison de haute sécurité d'Adiala, dans la ville de Rawalpindi, où il purge sa peine. Son état de santé, régulièrement évoqué par ses avocats comme étant précaire, n'a pas fait l'objet de commentaires officiels supplémentaires de la part des autorités médicales ou pénitentiaires.

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Un calendrier judiciaire chargé

Imran Khan est confronté à plus d'une centaine de procédures judiciaires, allant de la corruption à l'incitation à la violence, en passant par la divulgation de secrets d'État. Il a été condamné à plusieurs reprises, notamment à des peines de prison ferme, mais ses avocats contestent systématiquement ces verdicts devant les tribunaux supérieurs.

Selon son équipe juridique, l'ancien Premier ministre aurait dû comparaître vendredi devant un tribunal spécial pour une audience liée à l'une de ces affaires, mais celle-ci a été reportée en raison de son hospitalisation. « Nous n'avons pas été informés de la raison précise de ce transfert à l'hôpital », a déclaré un de ses avocats, Faisal Chaudhry, joint par l'Agence France-Presse. « Nous demandons un accès complet à son dossier médical. »

Le parti d'Imran Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), dénonce régulièrement ce qu'il qualifie de « persécution politique » orchestrée par l'armée et le gouvernement actuel, dirigé par le Premier ministre Shehbaz Sharif. Les autorités rejettent ces accusations et affirment que les poursuites sont indépendantes et fondées sur des preuves.

Un contexte politique tendu

L'incarcération d'Imran Khan, depuis près de trois ans, a exacerbé les tensions politiques au Pakistan. Le pays, qui traverse une grave crise économique et une inflation galopante, a connu plusieurs vagues de manifestations, parfois violentes, réclamant sa libération. Le gouvernement a imposé des restrictions sévères sur les rassemblements publics et la liberté de la presse, ce qui a été critiqué par les organisations de défense des droits de l'homme.

Le bref transfert à l'hôpital d'Imran Khan intervient alors que la Cour suprême du Pakistan doit examiner, dans les prochaines semaines, plusieurs appels déposés par la défense. L'issue de ces procédures pourrait déterminer si l'ancien Premier ministre reste en détention ou s'il peut être libéré sous caution, ce qui aurait des répercussions majeures sur le paysage politique pakistanais avant les prochaines élections législatives, prévues en 2028.

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