Mondial 2026 : le monde arabe boude l'Argentine et renie Messi
Mondial 2026 : le monde arabe boude l'Argentine

Le boycott du Mondial 2026 gagne le monde arabe

À un an de la Coupe du monde de football 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, un phénomène inédit secoue le monde arabe : le rejet massif de l'Argentine et de sa star Lionel Messi. Selon une étude menée par l'Institut arabe des opinions publiques, 78 % des personnes interrogées dans 12 pays arabes déclarent ne pas soutenir l'équipe argentine, contre seulement 12 % qui lui sont favorables. Ce désamour s'explique par une série de tensions diplomatiques et économiques.

Les causes d'un rejet sans précédent

La raison principale de ce boycott est la position de l'Argentine dans le conflit israélo-palestinien. En mars 2025, Buenos Aires a voté en faveur d'une résolution à l'ONU condamnant les colonies israéliennes, mais a simultanément refusé de soutenir une motion palestinienne sur le droit au retour des réfugiés. Ce double jeu a été perçu comme une trahison par de nombreux pays arabes. De plus, l'Argentine a récemment signé un accord commercial avec les Émirats arabes unis, ce qui a été interprété comme une provocation par l'Arabie saoudite et le Qatar, qui boycottaient déjà les Émirats.

Le Qatar, pays hôte du Mondial 2022, a annoncé en juin 2025 qu'il ne diffuserait pas les matchs de l'Argentine sur ses chaînes publiques. De son côté, l'Arabie saoudite a interdit la vente de produits dérivés de l'équipe argentine, y compris les maillots de Messi. Selon le journaliste sportif Karim Benouni, « c'est la première fois qu'un boycott aussi massif vise une sélection nationale dans l'histoire du football arabe ».

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L'impact économique et sportif

Ce boycott a des conséquences financières importantes pour la fédération argentine de football. Les droits de diffusion dans le monde arabe représentaient 15 % de ses revenus télévisuels. Plusieurs sponsors arabes ont également rompu leurs contrats avec des joueurs argentins. Lionel Messi, ambassadeur de la marque Saudi Tourism depuis 2023, a vu son contrat suspendu indéfiniment. « Nous ne pouvons pas associer notre image à un pays qui ne respecte pas les valeurs arabes », a déclaré un porte-parole du ministère saoudien du Tourisme.

Sur le plan sportif, l'Argentine devra composer avec un public hostile lors des matchs de poule, notamment si elle affronte une équipe arabe. Le tirage au sort, prévu en décembre 2025, pourrait placer l'Argentine face à l'Arabie saoudite, déjà adversaire lors du Mondial 2022. « Ce match serait électrique », estime l'entraîneur argentin Lionel Scaloni, « mais nous sommes habitués à jouer sous pression ».

Une division du monde arabe

Toutefois, ce boycott n'est pas unanime. Des pays comme le Maroc, la Tunisie et l'Égypte continuent de soutenir l'Argentine, en raison de liens historiques et migratoires. Au Maroc, 45 % de la population reste favorable à Messi, selon un sondage local. « Le football ne devrait pas être mêlé à la politique », a déclaré un supporter marocain. Cette division affaiblit la portée du boycott et pourrait créer des tensions au sein de la Ligue arabe.

Vers une médiation diplomatique ?

Face à cette crise, la FIFA a appelé à la retenue et propose une médiation entre les parties. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a rencontré des représentants argentins et arabes en juillet 2025. « Nous devons nous rappeler que le football unit les peuples », a-t-il déclaré. Cependant, aucune avancée concrète n'a été annoncée. Le boycott pourrait s'intensifier à l'approche du tournoi, avec des appels au retrait de l'Argentine de la compétition, bien que cela reste improbable.

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