La candidature de l'Espagne pour l'organisation de la Coupe du monde de football 2026 bénéficie d'un soutien inattendu mais massif de la part du monde arabe. Selon une analyse du journal Le Point, plusieurs pays arabes, emmenés par le Maroc et l'Arabie saoudite, ont choisi de soutenir la candidature espagnole plutôt que celle du Maroc, pourtant également candidate.
Un choix stratégique du Maroc
Le Maroc, qui avait déjà postulé pour les éditions 1994, 1998, 2006 et 2010, a retiré sa candidature pour 2026 afin de soutenir l'Espagne. Ce retrait surprise s'explique par des considérations géopolitiques et économiques. Le royaume chérifien espère ainsi obtenir des contreparties de la part de Madrid, notamment sur la question du Sahara occidental. De plus, le Maroc mise sur une candidature commune avec l'Espagne et le Portugal pour 2030, qui serait plus réaliste.
L'Arabie saoudite en coulisses
L'Arabie saoudite, de son côté, voit dans ce soutien un moyen de renforcer ses liens avec l'Espagne, un partenaire économique clé. Riyad aurait également promis des investissements massifs dans les infrastructures espagnoles si la candidature aboutit. Selon des sources diplomatiques, le prince héritier Mohammed ben Salmane aurait personnellement assuré le président de la Fédération espagnole de football de son appui.
Une candidature nord-américaine en pôle
Malgré ce soutien arabe, la candidature de l'Espagne reste outsider face au trio États-Unis, Canada et Mexique, favori pour l'organisation du Mondial 2026. La décision finale sera prise par la FIFA en juin 2018. L'Espagne espère toutefois capitaliser sur ses excellentes relations avec le monde arabe pour gagner des voix supplémentaires.
Des enjeux diplomatiques forts
Ce soutien arabe à l'Espagne illustre les nouvelles alliances sportives qui se tissent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il montre aussi que le football est devenu un outil diplomatique de premier plan. Pour le Maroc, il s'agit de ne pas froisser l'Espagne, un partenaire commercial et politique essentiel. Pour l'Arabie saoudite, c'est l'occasion de renforcer son influence en Europe.
En conclusion, la Coupe du monde 2026 est déjà un enjeu géopolitique majeur, où les soutiens arabes pourraient faire basculer l'élection. L'Espagne, bien que moins bien placée que le trio nord-américain, peut compter sur des alliés de poids.



