Donald Trump s'est réveillé de mauvaise humeur ce jeudi 18 juin, au retour de sa tournée de trois jours en France, assailli de critiques sur le protocole d'accord signé avec Téhéran mercredi 17 juin au soir sous les dorures du château de Versailles.
Un dîner de gala pour un fiasco diplomatique
« Ces idiots, qui pensent que je n'ai pas été assez dur contre l'Iran, alors que la Bourse vient d'atteindre un RECORD, que les prix du pétrole s'effondrent, sont soit jaloux, soit des mauvaises personnes, soit stupides », a posté dans la nuit le président américain sur son réseau Truth Social. « Le pétrole coule à flots, l'Iran ne pourra jamais avoir l'arme nucléaire […], notre pays est fort, sûr et respecté comme jamais. »
Un mémorandum surprise
Annoncé le 14 juin, au soir du 80e anniversaire du locataire de la Maison-Blanche et à la veille du sommet du G7 d'Évian-les-Bains (Haute-Savoie), le mémorandum met officiellement fin aux hostilités commencées le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, et donne soixante jours pour la mise en œuvre des engagements. Ce texte, signé dans un écrin de luxe, a été perçu comme une véritable bérézina pour Trump, totalement à l'avantage de Téhéran.
La mise en scène, d'une cruelle ironie, illustre parfaitement la présidence Trump, pour qui seules les apparences comptent. Alors que le président américain cherchait à montrer sa force, c'est un accord déséquilibré qui a été conclu, renforçant la position iranienne.
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