L'armée ukrainienne a annoncé ce dimanche avoir mené des frappes contre plusieurs sous-stations électriques et une base aérienne en Crimée, péninsule annexée par la Russie en 2014. Selon un communiqué de l'état-major général, les cibles incluaient des infrastructures énergétiques et militaires russes. Parallèlement, une attaque contre une station-service ukrainienne à Izioum, dans l'est du pays, a fait au moins un mort.
Détails des frappes en Crimée
Les frappes ukrainiennes ont visé des sous-stations électriques situées dans plusieurs localités de Crimée, notamment à Djankoï, Simferopol et Sébastopol. L'état-major a précisé que ces installations étaient utilisées pour alimenter les bases militaires russes. Une base aérienne près de la ville de Saki a également été touchée. Les autorités russes n'ont pas encore confirmé ces informations.
Selon des sources ukrainiennes, les frappes ont été menées à l'aide de drones et de missiles de longue portée. Le ministère de la Défense ukrainien a déclaré que ces actions visaient à réduire la capacité de la Russie à mener des opérations offensives.
Attaque à Izioum
Dans la région de Kharkiv, une station-service ukrainienne à Izioum a été attaquée, faisant un mort et plusieurs blessés. Les autorités locales ont accusé les forces russes d'avoir mené cette frappe. Un porte-parole de l'administration régionale a déclaré : "L'ennemi a ciblé une infrastructure civile, causant la mort d'un civil. C'est un acte terroriste."
Les secours ont été dépêchés sur place pour éteindre l'incendie et porter assistance aux victimes. Le bilan pourrait s'alourdir, selon les services d'urgence.
Contexte et réactions
Ces événements surviennent alors que les combats s'intensifient dans l'est et le sud de l'Ukraine. Les forces ukrainiennes multiplient les frappes contre les infrastructures russes en Crimée, territoire que la Russie considère comme sien. En représailles, Moscou a mené des bombardements massifs sur plusieurs villes ukrainiennes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué les frappes, affirmant qu'elles "rapprochent la fin de l'occupation". De son côté, la Russie a dénoncé des "attaques terroristes" et promis de riposter. Les observateurs internationaux appellent à la retenue pour éviter une escalade.



