Dans son documentaire « The Plastic Detox », disponible sur Netflix, le réalisateur américain Louie Psihoyos explore la présence omniprésente des plastiques et des produits chimiques dans notre quotidien, ainsi que leurs conséquences sur la santé humaine. Le film met en lumière des substances comme les phtalates, le bisphénol, les PFAS, qui s'infiltrent dans l'organisme par ingestion, inhalation et absorption cutanée. Selon le documentaire, la peau absorbe plus de 60 % des produits chimiques qu'elle touche, contribuant à des maladies telles que le cancer et l'infertilité.
Le fil rouge : l'étude de Shanna Swan
L'épidémiologiste Shanna Swan, 90 ans, spécialiste des polluants chimiques et de la reproduction, suit six couples qui tentent en vain d'avoir un enfant depuis plusieurs années. Elle les sensibilise à leur exposition quotidienne aux produits chimiques, notamment dans leur buanderie, qu'elle qualifie d'« arsenal chimique ». Le film propose des pistes pour réduire cette exposition et changer les habitudes.
Un constat alarmant
Les premières images du documentaire montrent de manière efficace l'inventaire infini des objets contenant du plastique : contenants de cuisine, emballages alimentaires, jouets, meubles, textiles. Les polluants éternels, comme les PFAS, persistent dans l'environnement et s'accumulent dans le corps. Shanna Swan, professeure à l'école de médecine Icahn du Mont Sinaï à New York, mène des recherches depuis des décennies sur l'impact de ces substances sur la fertilité.
Des solutions pour se protéger
Le documentaire ne se contente pas de dresser un constat alarmant ; il propose également des conseils pratiques pour limiter l'exposition, comme privilégier les contenants en verre ou en acier inoxydable, éviter les plastiques chauffés, et choisir des produits cosmétiques sans perturbateurs endocriniens. Louie Psihoyos, connu pour ses documentaires engagés, espère ainsi sensibiliser le public à un enjeu sanitaire majeur.



