Edouard Philippe tente de relancer sa campagne présidentielle à l'Adidas Arena
Edouard Philippe tente de relancer sa campagne à Paris

Ce dimanche après-midi, Edouard Philippe a réuni des milliers de soutiens à l'Adidas Arena, porte de la Chapelle à Paris. L'ancien Premier ministre, candidat à la présidentielle depuis septembre 2024, tente de relancer une campagne qui peine à décoller. Malgré sa réélection convaincante au Havre en mars dernier, il fait face à la concurrence de Gabriel Attal au centre et de Bruno Retailleau à droite. Ses proches espéraient un « moment de bascule ».

Un meeting pour montrer sa capacité de rassemblement

Peu avant 15 heures, les jeunes militants des Jeunes Horizons ont donné de la voix. Gaspard, 17 ans, s'enthousiasme : « Edouard Philippe va montrer qu'il a un programme solide et une capacité à rassembler son camp. » Les soutiens étaient alignés en rangs d'oignon, exhibés comme des trophées : Nathalie Kosciusko-Morizet, les ministres Maud Bregeon et Mathieu Lefèvre, pourtant membres de Renaissance, le parti de Gabriel Attal. Laurent Wauquiez était absent.

Jean-Paul Michel, maire Horizons de Lagny-sur-Marne, souligne : « C'est important d'avoir des têtes d'affiche, cela montre l'attractivité particulière d'Edouard Philippe. Il faut créer une dynamique, car il ne faudra à la fin qu'un seul candidat de notre camp. »

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La rivalité avec Gabriel Attal au cœur des enjeux

Edouard Philippe a reconnu cette semaine que le maintien de sa candidature et de celle de Gabriel Attal serait « dangereux » pour 2027, évoquant un « processus » de départage entre novembre et février. Alex, militant de 25 ans, analyse : « C'est une course aux sondages, une primaire qui ne dit pas son nom. Chacun veut mettre l'autre à terre, c'est tout l'enjeu de ce meeting. » Des militants d'Attal auraient même été repérés dans la salle pour photographier des sièges vides.

Sur scène, Edouard Philippe a répondu aux piques de Gabriel Attal, qui l'accuse de vouloir offrir « sang et larmes » avec une cure d'austérité et une nouvelle réforme des retraites. « Soyons sérieux, il s'agit d'un peu de sueur oui. Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps », a-t-il répliqué. Il a assumé de dire aux retraités qu'ils devront contribuer davantage, aux cadres et employés de travailler plus longtemps, et à l'État de se « serrer la ceinture ».

Attaques contre le RN et LFI

Edouard Philippe a réservé ses critiques les plus dures au Rassemblement national et à La France insoumise. « Le RN est un en même temps qui ne s'assume pas : social dans le Nord, libéral dans le Sud, porte-voix des classes populaires dans les campagnes, mais gourmand des petits-fours à Monte-Carlo. » Quant à Jean-Luc Mélenchon, il « a fait le choix de la division communautariste, en flirtant avec l'antisémitisme le plus rance, la haine du flic et la haine du riche ».

Le candidat entend incarner le rempart face à ces « deux impasses », parfois données au second tour dans les sondages. « Alors je vais me battre, je vais me battre encore et encore, avec ma raison, avec mon cœur et mes tripes », a-t-il lancé sous les acclamations. Une manière de dire qu'il n'est pas prêt à abandonner.

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