Kherson : les civils sous la menace constante des drones russes
Kherson : les civils terrorisés par les drones russes

Depuis des semaines, les habitants de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, subissent une menace permanente : celle des drones russes FPV (First Person View). Ces engins, souvent utilisés pour des missions de reconnaissance ou de combat, sont désormais employés pour terroriser la population civile. « C'est de la terreur pure contre les civils », témoigne un habitant sous couvert d'anonymat.

Des attaques quotidiennes et meurtrières

Selon les autorités locales, au moins 12 civils ont été tués et 45 blessés par des drones russes au cours du seul mois de juin 2026. Les frappes visent des marchés, des arrêts de bus et des habitations. « Ils ne cherchent pas à atteindre des cibles militaires, ils veulent semer la panique », dénonce le gouverneur de la région de Kherson, Oleksandr Prokudin.

Un quotidien brisé par la peur

Les témoignages recueillis par nos envoyés spéciaux décrivent une vie suspendue. Les enfants ne vont plus à l'école, les adultes évitent de sortir. « On entend le bourdonnement, on sait que ça peut être la dernière seconde », confie Maria, 45 ans, dont le voisin a été tué la semaine dernière alors qu'il jardinait.

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Des drones difficiles à contrer

Les drones FPV, pilotés à distance, volent à basse altitude et sont difficiles à détecter par les systèmes de défense antiaérienne. Leur coût modique (quelques centaines de dollars) permet aux forces russes d'en déployer en grand nombre. « Chaque jour, des dizaines de drones survolent la ville », indique un responsable de la police locale. L'armée ukrainienne tente de les neutraliser avec des brouilleurs électroniques, mais leur efficacité est limitée.

Un appel à l'aide internationale

Face à cette situation, les autorités ukrainiennes réclament davantage de systèmes de détection et de brouillage. « Nous avons besoin d'aide pour protéger nos civils », insiste Prokudin. La communauté internationale condamne ces attaques, mais les livraisons d'équipements tardent. En attendant, les habitants de Kherson continuent de vivre dans l'angoisse, espérant que le bruit d'un drone ne sera pas le dernier qu'ils entendront.

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