Iran : recrutement d'enfants-soldats par les Gardiens de la révolution
Iran : recrutement d'enfants-soldats par les pasdarans

Iran : les pasdarans recrutent des enfants-soldats pour défendre la patrie

Une affiche de propagande circulant sur les réseaux sociaux montre un adolescent tenant fermement le drapeau de la République islamique d'Iran, la main droite sur le cœur en signe de patriotisme indéfectible. À ses côtés, une jeune fille porte le hijab tandis qu'un milicien bassiji en treillis serre dans ses bras une carte de l'Iran, symbolisant un appareil sécuritaire prêt à tout pour défendre son pays.

Un plan de recrutement ciblant les jeunes dès 12 ans

Cette affiche promeut un plan des Gardiens de la révolution visant à recruter garçons et filles "âgés de 12 ans et plus" pour devenir "combattants volontaires" et "défendre la patrie". Selon l'agence de presse d'État ANA, leurs missions sont variées : elles vont des opérations de renseignement aux contrôles d'identité, en passant par la préparation des repas.

À la faveur du conflit qui secoue le pays depuis plus de cinq semaines, cet enrôlement d'enfants-soldats constitue un crime de guerre selon le droit international. Il illustre surtout l'urgence pour les pasdarans de reconstituer leurs forces après la perte de nombreux cadres.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Pertes importantes dans les rangs des Gardiens

Le 26 mars dernier, Tsahal a annoncé la mort de nouvelles figures importantes des Gardiens de la révolution. Parmi elles, Behnam Rezaei, chef de la direction du renseignement de la marine des pasdarans, et surtout le général Alireza Tangsiri, commandant de la marine des Gardiens de la révolution.

Ce dernier a eu droit à des funérailles grandioses le lendemain dans le centre de Téhéran, le jour même du 47e anniversaire de la République islamique. Ces pertes accentuent la pression sur l'organisation pour trouver de nouvelles recrues.

Resserrement des rangs autour de Mojtaba Khamenei

Depuis la mort du Guide suprême Ali Khamenei, les Gardiens de la révolution, composés d'environ 200 000 hommes, ont resserré les rangs autour de son fils Mojtaba. Bien que ce dernier ne soit pas apparu publiquement depuis sa désignation le 8 mars, cette évolution marque une forme de continuité et de défi à l'égard des États-Unis.

Les plus hauts dignitaires des Gardiens entretiennent avec Mojtaba Khamenei des relations profondes, tissées dès la guerre Iran-Irak et renforcées au sein du Beit-e Rahbari, le "Bureau du Guide", où il avait endossé un rôle important depuis 2008.

"C'est à la fois un signe du renforcement de la domination des plus durs au sein du régime iranien, mais aussi au sein des Gardiens de la révolution, dont le nouveau Guide suprême est réputé proche", estime une source diplomatique française. Cette radicalisation pourrait expliquer en partie le recours à des méthodes extrêmes comme le recrutement d'enfants-soldats.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale