Iran frappe une base américaine et des navires, le Brent frôle 100 dollars
Iran frappe base US et navires, Brent frôle 100 dollars

L'escalade entre l'Iran et les États-Unis s'est intensifiée mercredi 9 septembre après que Téhéran a affirmé avoir frappé une base américaine en Jordanie et une vingtaine de navires dans le Golfe. Ces actions sont présentées comme une riposte aux attaques américaines contre cinq pétroliers iraniens. Les tensions autour du détroit d'Ormuz perturbent le trafic pétrolier, faisant grimper le prix du Brent, qui frôle désormais les 100 dollars le baril.

Frappes iraniennes sur la base d'Al-Azraq

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir tiré des missiles contre la base américaine d'Al-Azraq, située à 100 km à l'est d'Amman, en Jordanie. Selon eux, ces frappes visent à « punir l'agresseur ». Ils affirment que les tirs ont endommagé les zones où sont déployés des avions de combat F-35, F-16 et F-15, ainsi que des abris pour avions.

L'armée jordanienne a confirmé que 20 missiles iraniens ont été tirés sur le pays. Dix-huit ont été interceptés, tandis que deux sont tombés dans des zones désertes, sans faire de victimes. La Jordanie n'a pas précisé si la base américaine avait été touchée.

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Attaques contre des navires dans le Golfe

Sur le front du Golfe, les Gardiens de la Révolution assurent avoir attaqué deux bateaux américains, huit pétroliers et dix autres navires. Téhéran présente ces frappes comme une réponse à l'attaque de cinq pétroliers iraniens par l'armée américaine. Washington avait annoncé mardi avoir détruit ces cinq navires en représailles à des attaques iraniennes contre un bâtiment militaire américain.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait prévenu : « À chaque fois » que l'Iran tentera de frapper des navires de guerre américains, il « perdra des pétroliers ». La télévision d'État iranienne a également fait état mercredi d'attaques contre deux destroyers américains avec des missiles balistiques, sans que ces informations soient confirmées par les États-Unis.

Le Brent proche des 100 dollars, le détroit d'Ormuz paralysé

Conséquence immédiate de cette escalade : une nouvelle poussée des cours du brut. Le Brent de la mer du Nord frôlait mercredi les 100 dollars le baril dans les échanges en Asie. Les tensions restent fortes autour du détroit d'Ormuz, où Téhéran et Washington continuent d'échanger des tirs malgré le cessez-le-feu instauré en avril. Le trafic y est quasiment paralysé depuis le début de la guerre.

Le détroit d'Ormuz est un enjeu majeur : environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz transite habituellement par ce passage stratégique. L'Iran exige désormais une autorisation pour franchir le détroit, une mesure rejetée par Washington et plusieurs pays de la région.

Un drone américain saisi ?

Les Gardiens de la Révolution affirment enfin avoir capturé mardi « l'un des drones sous-marins les plus modernes de l'armée américaine » à l'entrée du détroit d'Ormuz. La version américaine diffère : Washington reconnaît la panne d'un drone d'un « modèle ancien » dans la zone, sans confirmer qu'il s'agit de l'appareil présenté par l'Iran. Cette saisie, si elle est confirmée, pourrait accentuer encore les tensions entre les deux pays, alors que le conflit continue de perturber les routes maritimes et de peser sur les prix de l'énergie.

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