Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré ce mercredi 2 septembre 2026 qu'Israël est prêt à déplacer les habitants de la bande de Gaza hors du territoire ravagé par la guerre, à condition que les États-Unis donnent leur accord. Lors d'une conférence organisée par le site d'information israélien Ynet, il a évoqué des transferts « par la mer et par les airs », affirmant qu'« en définitive, il n'existe pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration » de sa population.
Une idée suspendue, pas abandonnée
Israël Katz a rappelé que Donald Trump, le président américain, avait proposé l'an dernier de « faire le ménage » en transférant les quelque deux millions d'habitants de Gaza vers des pays comme l'Égypte et la Jordanie, avant de faire marche arrière face au tollé international. Selon le ministre, Trump « n'a pas renoncé à son idée, il l'a seulement suspendue » sous la pression des pays arabes. « Mais le plan n'est pas remisé, il fait l'objet de discussions en permanence, même en ce moment », a-t-il assuré.
Des affirmations contestées
Sans préciser l'origine de ce chiffre, Israël Katz a également affirmé que « 80 % (des Gazaouis) veulent partir », mais que le Hamas « les en empêche ». Il a ajouté que le gouvernement israélien est « organisé, et prêt à les faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles ». Toutefois, a-t-il poursuivi, « pour que cela se produise, nous avons besoin des États-Unis. Quand donneront-ils leur accord ? Lorsqu'il deviendra clair que le Hamas ne remplit pas ses obligations » dans le cadre des négociations autour du plan de paix défendu par les États-Unis.
Une position défendue depuis des mois
Israël Katz défend depuis plusieurs mois cette mesure, présentée comme une émigration volontaire des habitants de la bande de Gaza. Son collègue Bezalel Smotrich, ministre des Finances issu d'un parti d'extrême droite, a même proposé en février d'élargir cette mesure aux Palestiniens de Cisjordanie.
Le déplacement forcé d'une population civile est un crime de guerre, au regard du droit international. À Gaza, la plupart des habitants ont été déplacés par la guerre destructrice lancée par Israël après les attaques sans précédent du 7-Octobre menées par le Hamas, qui ont fait plus de 1 200 morts sur le sol israélien. Depuis trois ans, plus de 73 000 personnes ont été tuées par l'armée israélienne à Gaza, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.



