L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a haussé le ton mercredi. L'agence de l'ONU, basée à Montréal, a appelé l'ensemble de ses États membres à renforcer leurs engagements pour protéger l'aviation civile face aux risques liés aux zones de conflit. Selon l'organisation, le danger pour les avions civils est en augmentation.
Un appel à l'évaluation des espaces aériens
Dans un communiqué, l'OACI souligne que les appareils civils peuvent être pris pour cibles ou se retrouver pris dans des échanges de tirs. L'organisation juge donc essentiel que chaque État évalue la sécurité de l'espace aérien qu'il contrôle et prenne les mesures qu'il estime nécessaires. L'agence onusienne ne mentionne aucun pays en particulier, mais rappelle à ses membres leur responsabilité en matière de sécurité aérienne dans les espaces placés sous leur contrôle.
L'OACI insiste sur un point : dans un contexte de conflit, la protection des vols civils demeure une priorité absolue. Cet appel intervient alors que les tensions autour de l'espace aérien russe s'intensifient.
L'Ukraine notifie le danger de l'espace aérien russe
Cet appel de l'OACI coïncide avec la notification officielle de l'Ukraine, qui a informé l'organisation que l'espace aérien russe n'était « pas sûr ». La veille, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré que le ciel russe devenait « extrêmement dangereux » en raison des drones ukrainiens. « L'Ukraine ne veut pas que des vies innocentes soient perdues. C'est pourquoi nous avertissons nos partenaires : les jours sûrs dans le ciel russe sont révolus », a-t-il affirmé.
Le dirigeant ukrainien a assuré que l'aviation civile n'était pas visée en tant que telle, mais qu'elle n'avait « pas sa place dans un ciel infesté de drones ». Il a présenté cette stratégie comme une réponse au « désir de la Russie de prolonger la guerre », accusant Moscou de mener une « terreur contre les civils ».
Réaction du Kremlin et position de l'OACI
Ces déclarations ont suscité une réaction immédiate du Kremlin. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié les propos de son homologue ukrainien de « déclaration de terrorisme d'État ». L'OACI, de son côté, se contente de rappeler à ses membres leur responsabilité en matière de sécurité aérienne, sans nommer de pays spécifique.
L'organisation onusienne appelle donc chaque État à évaluer la sécurité de son espace aérien et à prendre les mesures nécessaires. Cette mise en garde intervient dans un contexte où les risques pour l'aviation civile sont jugés en augmentation, et où la protection des vols civils reste une priorité absolue pour l'agence basée à Montréal.



