Meurtre des trois enfants : le jury de Lindsay Clancy toujours divisé
Jury Lindsay Clancy : toujours pas d'accord

Le jury chargé de se prononcer sur le sort de Lindsay Clancy, jugée pour le meurtre de ses trois enfants, n'a pas réussi à atteindre un verdict unanime pour la deuxième journée consécutive. Réuni à Plymouth, dans le nord-est des États-Unis, le jury a informé le tribunal mercredi qu'il était toujours dans l'impasse. Le juge a néanmoins accordé une dernière chance aux jurés, leur demandant de reprendre leurs délibérations jeudi.

Une accusée qui reconnaît les faits mais plaide non coupable

Âgée de 36 ans, Lindsay Clancy encourt la prison à vie pour la mort de ses trois enfants, âgés de 5 ans, 3 ans et 8 mois. Elle reconnaît avoir commis les actes qui lui sont reprochés, mais plaide non coupable. Sa défense affirme qu'elle souffrait de psychose post-partum au moment du drame et qu'une voix lui aurait ordonné de tuer ses enfants.

L'accusation rejette cette thèse. Les procureurs estiment que Lindsay Clancy avait planifié les meurtres et qu'elle était en mesure de comprendre la portée de ses actes. Cette opposition entre les deux parties explique en partie les difficultés du jury à trouver un accord.

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Une dernière chance accordée par le juge

Mercredi, pour la deuxième journée consécutive, les jurés ont fait savoir qu'ils n'étaient pas parvenus à s'accorder. Le juge leur a alors demandé de poursuivre leurs délibérations jeudi, en leur adressant ces mots : « Il n'y a aucune raison de penser que cette affaire sera un jour soumise à douze personnes plus intelligentes, impartiales ou compétentes pour statuer ».

Si aucun accord n'est trouvé, le juge pourra déclarer le jury bloqué. Dans ce cas, le procès serait annulé et pourrait être organisé de nouveau ultérieurement.

Un débat national sur la santé mentale des mères

Cette affaire a suscité un important débat aux États-Unis sur la santé mentale des mères. Au cours du procès, des psychiatres, des proches ainsi que l'ex-mari de Lindsay Clancy et père des enfants ont décrit la profonde détresse psychologique dans laquelle se trouvait la mère de famille.

Des dizaines de femmes se sont également rassemblées devant le tribunal pour lui apporter leur soutien. Elles espèrent que cette affaire permettra de mieux faire connaître la psychose post-partum, un trouble qui touche une à deux femmes sur 1.000 accouchements, selon les associations. L'ampleur de ce soutien a toutefois suscité l'indignation de certaines personnes, choquées par la violence des faits reprochés.

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