Deux citoyens britanniques emprisonnés en Iran depuis 2025 ont cessé leur grève de la faim, selon une annonce faite par leurs familles ce dimanche 10 août. Ce mouvement de protestation visait à dénoncer les conditions de leur détention et à réclamer leur libération.
Un geste de désespoir devenu signal diplomatique
Les deux hommes, dont l'identité n'a pas été officiellement révélée mais qui sont connus des médias britanniques, avaient entamé cette grève de la faim il y a plusieurs semaines. Leur action avait suscité une vive inquiétude au Royaume-Uni, où le gouvernement avait appelé les autorités iraniennes à respecter leurs obligations humanitaires.
Selon des sources proches des familles, la décision de suspendre la grève a été prise après des discussions avec des représentants consulaires britanniques. "Ils ont accepté de reprendre une alimentation normale pour préserver leur santé, mais leur détermination à obtenir justice reste intacte", a déclaré un porte-parole des familles.
Un précédent de tension entre Londres et Téhéran
Ces arrestations s'inscrivent dans un contexte de relations tendues entre le Royaume-Uni et l'Iran. Plusieurs ressortissants occidentaux sont actuellement détenus en Iran, souvent accusés d'espionnage ou de menaces contre la sécurité nationale, des charges que les ONG considèrent comme infondées.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a réaffirmé son engagement à obtenir la libération de ses citoyens. "Nous continuons de travailler sans relâche pour que ces deux hommes puissent rentrer chez eux, et nous saisissons toutes les occasions de le rappeler aux autorités iraniennes", a indiqué un porte-parole.
Un appel à la communauté internationale
Les familles des détenus ont lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle fasse pression sur Téhéran. Elles soulignent que la grève de la faim était un "dernier recours" face à l'absence de progrès dans les négociations.
Des organisations de défense des droits de l'homme ont également exprimé leur préoccupation quant au sort de ces prisonniers, rappelant que la détention prolongée sans procès équitable constitue une violation du droit international. Selon Amnesty International, au moins six autres ressortissants européens seraient détenus en Iran dans des conditions similaires.
Quelles perspectives pour la suite ?
Si la fin de la grève de la faim est un soulagement immédiat, elle ne résout pas le fond du problème. Les familles espèrent que ce geste de bonne volonté sera interprété comme un signal positif par les autorités iraniennes, et qu'il pourrait ouvrir la voie à des discussions plus constructives.
En attendant, le Royaume-Uni maintient sa pression diplomatique, tandis que les proches des détenus restent mobilisés pour garder l'attention médiatique sur cette affaire. "Nous ne lâcherons rien tant qu'ils ne seront pas libres", a conclu le porte-parole des familles.



