Le maire de Valence-d'Agen, Jean-Michel Baylet, a été agressé le samedi 8 août dernier après avoir demandé à un couple de baisser le volume de leur musique qui résonnait jusque dans la rue. L'édile a déposé plainte et le mari a été placé en garde à vue.
Une simple demande qui dégénère
Jean-Michel Baylet se rendait à une soirée guinguette lorsqu'il a marqué une pause devant une maison d'où sortait « une musique incroyablement forte et agressive ». Il a alors approché le domicile pour demander aux occupants de baisser le volume. « Je suis passé sur le pas de la porte pour leur demander de baisser. Ça a suffi pour déclencher les hurlements du patriarche », a-t-il confié à la radio Totem.
L'homme lui aurait alors craché dessus et l'aurait frappé au niveau des épaules et de la poitrine. Plusieurs personnes sont parvenues à maîtriser le couple, qui a été interpellé dans la foulée par les gendarmes.
Garde à vue et plainte
Actuellement en liberté, la Bulgare devrait être à nouveau interrogée ce lundi. La garde à vue de son époux a quant à elle été prolongée sur décision du parquet de Montauban. Jean-Michel Baylet a porté plainte contre le couple.
Au lendemain des faits, il a réagi dans les colonnes de son titre de presse, La Dépêche du Midi : « Il en faut plus pour m'effrayer ». Il a également déclaré espérer « que la justice, à l'instar de ce que j'ai fait, fera preuve de courage et de détermination ».
Un élu qui ne se laisse pas intimider
Cette agression intervient dans un contexte où les élus locaux sont de plus en plus souvent confrontés à des incivilités. Jean-Michel Baylet, figure politique bien connue dans la région, a tenu à montrer qu'il ne se laisserait pas intimider. Son courage et sa détermination sont salués par ses administrés et ses collègues.
L'affaire est désormais entre les mains de la justice. Le parquet de Montauban a décidé de prolonger la garde à vue du mari, tandis que la femme sera entendue à nouveau. La suite des événements dépendra des décisions judiciaires.



