Alors que de violents incendies ravagent plusieurs régions d'Algérie, le président français Emmanuel Macron a exprimé son soutien à l'Algérie, tandis que son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé son intention de faire appliquer la peine de mort contre les pyromanes. Cette double réaction intervient alors que le bilan humain et matériel s'alourdit.
Un soutien français et une menace algérienne
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Emmanuel Macron a adressé son soutien à l'Algérie, frappée par des incendies meurtriers. Le président français a salué la bravoure des pompiers et des forces de sécurité algériennes engagés dans la lutte contre les flammes.
De son côté, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé sa volonté de faire appliquer la peine de mort contre les pyromanes, alors que des enquêtes sont en cours pour déterminer l'origine de ces feux. Cette déclaration, rapportée par la télévision nationale, marque une réponse ferme du chef de l'État.
Des incendies dévastateurs dans plusieurs wilayas
Les incendies se sont déclarés dans plusieurs wilayas du nord de l'Algérie, notamment à Béjaïa, Jijel et Bouira. Selon la Protection civile, au moins 34 personnes ont perdu la vie, dont des soldats engagés dans l'opération d'évacuation des habitants.
Des milliers d'hectares de forêts ont été détruits, et de nombreux villages ont été évacués. Les autorités ont mobilisé des moyens aériens et terrestres considérables pour tenter de maîtriser les feux, mais les conditions climatiques, avec des températures élevées et des vents forts, compliquent la tâche.
Des enquêtes pour déterminer les causes
Le président Tebboune a ordonné l'ouverture d'enquêtes approfondies pour déterminer les causes de ces incendies. Si la piste criminelle est évoquée par les autorités, aucune confirmation officielle n'a été apportée à ce stade.
La menace de la peine de mort, bien que symbolique, reflète la gravité de la situation aux yeux du pouvoir algérien. Les associations de défense des droits de l'homme ont toutefois exprimé leurs inquiétudes quant à une telle mesure, rappelant que la peine de mort est appliquée de manière limitée en Algérie.
L'Algérie a connu des incendies similaires ces dernières années, notamment en 2021, où plus de 90 personnes avaient péri. Cette nouvelle tragédie relance le débat sur la prévention et la gestion des risques climatiques dans le pays.



