Huit pays musulmans ont vivement accusé Israël à la suite d'attaques contre des mosquées en Cisjordanie occupée, selon des déclarations officielles publiées ce jeudi. L'Indonésie, la Malaisie, le Pakistan, l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte, la Jordanie et le Qatar ont conjointement dénoncé ce qu'ils considèrent comme une escalade de la violence israélienne dans les territoires palestiniens.
Des attaques ciblant des lieux de culte
Les incidents, survenus ces dernières 48 heures, ont visé plusieurs mosquées dans différentes localités de Cisjordanie. Selon des témoins oculaires, des colons israéliens, parfois accompagnés de forces de sécurité, auraient pénétré dans les lieux de prière, endommagé des biens et profané des exemplaires du Coran. L'armée israélienne, de son côté, affirme enquêter sur ces allégations et rappelle que toute attaque contre des lieux de culte est interdite.
Réactions internationales
Les huit pays ont appelé la communauté internationale à intervenir pour protéger les civils palestiniens et leurs lieux saints. Ils ont également exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à se réunir d'urgence. "Ces actes barbares ne peuvent rester impunis", a déclaré le ministre indonésien des Affaires étrangères. L'Arabie saoudite, qui avait récemment normalisé ses relations avec Israël, a particulièrement insisté sur la nécessité de préserver le statut des lieux saints islamiques.
Un contexte de tensions accrues
Ces attaques surviennent dans un climat de violence croissante en Cisjordanie, où les affrontements entre Palestiniens et colons israéliens se multiplient. Depuis le début de l'année, plus de 100 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes, selon l'Autorité palestinienne. Parallèlement, des attaques de colons contre des villages palestiniens se sont intensifiées, provoquant l'indignation de la communauté internationale.
Appels à la désescalade
Plusieurs organisations internationales, dont l'ONU et l'Union européenne, ont également condamné les attaques contre les mosquées. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé les deux parties à faire preuve de retenue et à respecter le droit international humanitaire. "Les lieux de culte doivent être protégés en toutes circonstances", a-t-il souligné dans un communiqué.
Israël, pour sa part, rejette ces accusations et accuse les pays musulmans de faire preuve de partialité. Le gouvernement israélien a rappelé que des enquêtes étaient en cours et a promis de traduire en justice les responsables si les faits étaient avérés. Cependant, les Palestiniens et les pays musulmans restent sceptiques, estimant que les autorités israéliennes ne font pas assez pour protéger les civils palestiniens.



