La France se positionne comme médiateur dans le conflit israélo-libanais
Alors que les bombardements israéliens au Liban ont déjà causé la mort de 826 personnes selon le ministère de la Santé libanais, Emmanuel Macron a déclaré ce samedi 14 mars que la France était prête à accueillir des discussions directes entre le Liban et Israël. Le président français a affirmé sur le réseau social X qu'Israël devait saisir cette opportunité pour enclencher des discussions et cesser le feu. Cette proposition intervient alors que Tsahal annonce qu'elle va poursuivre ses opérations militaires contre le Hezbollah.
Des pourparlers en préparation à Paris ou Chypre
Selon le quotidien israélien Haaretz, des pourparlers sont effectivement en cours de préparation et pourraient se tenir soit à Paris, soit à Chypre. Ces discussions se dérouleraient sous l'égide de Jared Kushner, gendre de l'ancien président américain Donald Trump. Le président libanais Joseph Aoun s'est pour sa part déclaré disposé à participer à ces échanges diplomatiques.
Le rapatriement des militaires français blessés
Dans un contexte régional extrêmement tendu, la dépouille de l'adjudant-chef Arnaud Frion, commando de montagne au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, a été rapatriée samedi en France. Six militaires français blessés lors d'une attaque au drone contre une base qui les hébergeait au Kurdistan irakien ont également été rapatriés. Les soldats blessés, dont on ignore la gravité des blessures, ont été hospitalisés par le service de santé des armées. Emmanuel Macron a remercié le Premier ministre irakien pour les mesures de protection prises autour des forces françaises dans la région.
L'escalade régionale et l'enjeu pétrolier
Les opérations militaires américaines se poursuivent de façon massive au Moyen-Orient, avec des frappes ciblant spécifiquement l'Iran. Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient vaincu et anéanti l'Iran militairement, économiquement et sur tous les autres plans. Les ripostes iraniennes sur les pays voisins ne fléchissent pas, créant un climat d'instabilité régionale croissante.
La menace sur le détroit d'Ormuz
Les États-Unis ont totalement détruit des cibles militaires sur l'île iranienne de Kharg, et menacent de bombarder les infrastructures pétrolières si l'Iran ne lève pas son blocage du détroit d'Ormuz. Cette situation est particulièrement critique puisque 90% des exportations de pétrole iranien partent des terminaux de l'île de Kharg. L'Iran a répliqué en menaçant de s'en prendre aux installations pétrolières des compagnies coopérant avec les États-Unis dans la région en cas d'attaque contre ses propres infrastructures.
Donald Trump a appelé d'autres pays, dont la France, la Chine et la Grande-Bretagne, à envoyer des navires de guerre pour sécuriser ce point de passage stratégique. Les pays du monde qui s'approvisionnent en pétrole via le détroit d'Ormuz doivent veiller à la sécurité de ce passage, et nous les aiderons, a-t-il répété dans la soirée.
Les attaques et représailles se multiplient
L'Iran a annoncé samedi 14 mars, en soirée, une nouvelle salve de missiles contre Israël. Parallèlement, plusieurs incidents ont été signalés :
- L'aéroport de la capitale du Koweït a été frappé par des drones qui ont touché son système radar
- Le consulat des Émirats arabes unis à Erbil, au Kurdistan irakien, a été visé par une attaque de drones
- L'ambassade des États-Unis à Bagdad a été touchée par une attaque dans la nuit
- Un incendie s'est déclaré dans le port de Fujaïrah aux Émirats arabes unis
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a exhorté les pays voisins à expulser les forces américaines, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont appelé les habitants à s'éloigner des installations susceptibles d'être prises pour cible.
L'incertitude autour du nouveau Guide suprême iranien
Le ministre des affaires étrangères iranien a déclaré qu'il n'y avait pas de problème avec le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei, qui n'est toujours pas apparu publiquement depuis sa nomination à la succession de son père, tué le 28 février. Il s'acquitte de ses fonctions conformément à la Constitution, et il continuera à le faire, a précisé le ministre. Cette déclaration contraste avec les affirmations du secrétaire à la défense américain Pete Hegseth, qui avait déclaré la veille que le nouveau Guide suprême était blessé et probablement défiguré.
Depuis sa nomination, Mojtaba Khamenei ne s'est exprimé que via une déclaration écrite lue à la télévision, alimentant les spéculations sur son état et sa capacité à exercer pleinement ses fonctions dans ce contexte de crise régionale majeure.



