Deux footballeuses iraniennes, qui avaient refusé de chanter l'hymne national de leur pays lors d'un match en mars, ont obtenu la nationalité australienne, une décision qu'elles accueillent avec fierté. Cette annonce, faite le 6 août, marque une étape importante dans leur parcours, mêlant sport et engagement politique.
Un geste de protestation remarqué
En mars dernier, lors d'un tournoi international, les deux joueuses avaient ostensiblement refusé de chanter l'hymne national iranien, un acte rare et audacieux dans un contexte de restrictions croissantes pour les femmes en Iran. Ce geste, largement relayé sur les réseaux sociaux, avait été interprété comme un soutien aux mouvements de protestation qui secouent le pays, notamment ceux liés aux droits des femmes.
Une nouvelle vie en Australie
Les deux sportives, dont les noms n'ont pas été divulgués pour des raisons de sécurité, ont désormais obtenu la nationalité australienne. Dans une déclaration rapportée par les médias locaux, elles ont exprimé leur fierté et leur gratitude : « Nous sommes fières d'être Australiennes, et nous espérons que notre histoire pourra inspirer d'autres femmes en Iran à poursuivre leurs rêves, malgré les obstacles. »
Un symbole fort pour la diaspora iranienne
Cette décision est perçue comme un symbole fort pour la diaspora iranienne en Australie, qui compte environ 70 000 personnes. Elle intervient dans un contexte où de nombreux sportifs iraniens ont choisi l'exil pour échapper aux contraintes politiques et sociales. Selon des analystes, cet événement pourrait encourager d'autres athlètes à suivre cet exemple, même si les risques restent élevés pour ceux qui restent en Iran.
Des réactions contrastées
En Iran, la nouvelle a suscité des réactions contrastées. Certains médias officiels ont dénoncé une « trahison », tandis que des voix dissidentes y voient un acte de courage. En Australie, les autorités ont salué l'intégration de ces sportives, soulignant l'importance de l'accueil des réfugiés et des personnes persécutées. Le ministre de l'Immigration a déclaré : « L'Australie est fière d'offrir un refuge à ceux qui défendent la liberté et l'égalité. »
Un avenir sportif incertain
Sur le plan sportif, les deux joueuses, âgées d'une vingtaine d'années, pourraient désormais représenter l'Australie dans les compétitions internationales, sous réserve des règles de la FIFA. Leur talent et leur détermination pourraient leur ouvrir les portes de grands clubs, mais elles devront d'abord obtenir un permis de travail et s'adapter à leur nouveau environnement. Leur histoire rappelle que le sport peut être un vecteur de changement social et politique, même dans les contextes les plus difficiles.



