L'armée colombienne a annoncé mercredi 15 juillet la libération de 39 personnes qui avaient été enlevées par la guérilla de l'Armée de libération nationale (ELN) dans le département du Chocó, dans l'ouest du pays. Cette opération, menée conjointement avec la police et le parquet, a permis de libérer les otages sans échange de tirs, selon les autorités.
Une opération de grande envergure dans le Chocó
Les 39 personnes, dont des femmes et des enfants, avaient été kidnappées lors de plusieurs attaques de l'ELN dans la région de Bahía Solano, une zone touristique sur la côte Pacifique. Les otages étaient détenus dans des camps de fortune dans la jungle, a précisé le général Luis Mauricio Ospina, commandant des forces armées colombiennes. « C'est un coup dur porté à la structure criminelle de l'ELN », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Un contexte de violences persistantes
L'ELN, principale guérilla encore active en Colombie après la démobilisation des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en 2017, est impliquée dans des enlèvements, des extorsions et des trafics de drogue. Selon le ministère de la Défense, 128 personnes ont été enlevées en Colombie au premier semestre 2026, soit une augmentation de 15 % par rapport à la même période en 2025. Le gouvernement du président Gustavo Petro a relancé les négociations de paix avec l'ELN en 2024, mais les pourparlers sont au point mort depuis plusieurs mois.
Réactions et perspectives
L'opération de libération a été saluée par la population locale et les organisations de défense des droits humains. « Chaque otage libéré est une victoire pour la vie », a déclaré la procureure générale, Luz Adriana Camargo. Les autorités ont indiqué que les ex-otages recevaient une assistance médicale et psychologique. Cependant, des analystes estiment que cette action militaire pourrait compliquer les négociations de paix, l'ELN considérant l'opération comme une provocation.



