Les États-Unis ont lancé ce dimanche 19 juillet au matin une nouvelle série de bombardements contre l'Iran, affirmant vouloir « punir » la mort de deux militaires américains dans des frappes iraniennes en Jordanie. L'armée iranienne a dit avoir lancé, en représailles, des drones explosifs contre deux bases militaires utilisées par les Américains au Koweït, selon la télévision d'État.
Deux soldats américains tués, un troisième disparu
L'armée américaine a ciblé les unités ayant lancé l'attaque ayant coûté la vie à deux de ses soldats en Jordanie. Deux militaires américains ont été tués et un troisième a disparu lors de frappes iraniennes en Jordanie. Selon le Centcom, l'incident s'est produit vendredi alors que les forces américaines et leurs alliés « se défendaient contre des attaques de missiles et de drones iraniens ». Le nombre de militaires américains tués depuis le début de la guerre, fin février, s'élève désormais à 16.
Les États-Unis ont visé des sites militaires iraniens ainsi que « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie le 17 juillet », a affirmé le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom).
Frappes américaines en Iran : un port près d'Ormuz visé
Les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit de samedi à ce dimanche, pour la huitième nuit d'affilée, disant vouloir « punir » la mort de deux de ses militaires en Jordanie mais aussi « réduire davantage la capacité de l'Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz », selon le Centcom. Les agences de presse iraniennes Mehr et Tasnim ont fait état de frappes américaines à Sirik, un port situé face au détroit d'Ormuz dans le sud du pays. L'agence officielle Irna a rapporté une « attaque militaire ennemie américaine près d'Hajiabad », dans la même province méridionale d'Hormozgan. Selon un bilan du ministère iranien de la Santé, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin.
Téhéran attaque deux bases au Koweït
L'armée iranienne a annoncé ce dimanche avoir attaqué deux bases militaires au Koweït en riposte aux frappes américaines contre l'Iran, selon la télévision d'État. Les forces iraniennes ont « lancé des attaques de grande ampleur avec des drones suicides contre le dépôt de munitions des forces armées américaines à Camp Udairi, ainsi que contre le système radar Patriot et le radar de surveillance aérienne de la base aérienne Ali Al-Salem, au Koweït », a détaillé la télévision d'État iranienne.
Toute attaque américaine se heurtera « à une riposte décisive et dévastatrice de la part des combattants fidèles, courageux et puissants des Forces armées iraniennes. Nous leur infligerons des coûts encore plus élevés » que lors des précédentes guerres, a affirmé, toujours selon la télévision d'État, le général Ali Abdollahi, commandant de l'armée. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait menacé samedi d'infliger des « leçons inoubliables » aux États-Unis après la reprise des frappes contre l'Iran, qui prouvent selon lui que la signature de Donald Trump est « sans valeur ».
Infrastructures civiles visées dans les pays du Golfe
Les bases militaires ne sont pas les seuls à être visées au Koweït. Samedi, le pays du Golfe a annoncé qu'une deuxième centrale électrique et de dessalement d'eau avait été attaquée par l'Iran, provoquant un incendie et la mise à l'arrêt de plusieurs unités de production. La veille, une attaque similaire contre une autre centrale avait également causé des dégâts.
Une installation pétrolière a aussi été visée samedi, la compagnie pétrolière nationale du Koweït faisant état de blessés et de dégâts. « Un site vital de l'industrie pétrolière a été visé par des attaques iraniennes brutales répétées, qui ont fait plusieurs blessés et causé d'importants dégâts matériels », a indiqué la Kuwait Petroleum Corporation, citée par l'agence de presse officielle KUNA, précisant que le site avait été évacué et que les blessés avaient reçu des soins.
L'armée koweïtienne a déclaré ce dimanche qu'elle répondait à des nouvelles attaques de missiles et drones iraniennes. Alors que la température a atteint 47 °C samedi au Koweït, les autorités ont condamné le ciblage de ces « infrastructures essentielles ». Le Conseil de coopération du Golfe, qui fédère les pétromonarchies de la région, a dénoncé des « crimes de guerre ».



