Le président ghanéen se rend auprès des victimes d'une attaque djihadiste au Burkina Faso
Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a effectué une visite solennelle aux victimes d'une attaque perpétrée au Burkina Faso. Cette visite a eu lieu à l'hôpital militaire d'Accra le 18 février 2026, marquant une solidarité régionale face à la violence qui frappe le Sahel.
Une attaque dévastatrice contre les agents des eaux et forêts
Une quarantaine d'agents des eaux et forêts, des paramilitaires, ont été tués dans l'est du Burkina Faso lors d'une attaque djihadiste survenue samedi 14 février. L'attaque a ciblé le poste forestier de Tandjari, situé dans la province du Gourma, selon des informations confirmées par l'Agence France-Presse (AFP) le jeudi 19 février.
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué cette attaque lundi. Une source sécuritaire a déclaré à l'AFP : « Certains corps ont été ramenés à Fada N'Gourma pour être inhumés, mais d'autres n'ont pas pu l'être », évoquant des « restes calcinés ».
Des détails macabres sur les circonstances de l'attaque
Une deuxième source sécuritaire a confirmé l'attaque, précisant que « des dizaines de corps » avaient été « retrouvés rassemblés dans les tranchées creusées autour du poste par les terroristes, qui les ont dépouillés de toutes leurs armes avant de se retirer avant le déploiement des renforts ».
Les gardes forestiers, un corps paramilitaire « moins équipé » face aux groupes djihadistes, sont sous le choc, car cette attaque est la plus meurtrière qui les ait touchés spécifiquement, selon cette même source.
Une série d'attaques coordonnées dans la région
Samedi, une autre attaque a visé Titao, chef-lieu de la province du Loroum et importante ville du nord-ouest du Burkina Faso, située entre Ouahigouya et Djibo. Cette attaque a tué une dizaine de civils, dont sept Ghanéens, et a également été revendiquée par le JNIM.
D'autres attaques ont ciblé des postes militaires ces derniers jours, notamment à Naré (Nord) dimanche, ainsi qu'à Bilanga (est) et sur deux avant-postes de l'armée à Ouahigouya (Nord) jeudi dernier, toutes revendiquées par le JNIM.
Un contexte de violence persistante au Burkina Faso
Le Burkina Faso fait face depuis plus d'une décennie aux offensives meurtrières de groupes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique sur de larges pans de son territoire. Cette situation instable continue de menacer la sécurité régionale et nécessite une réponse coordonnée des pays voisins, comme en témoigne la visite du président ghanéen.



