Sanae Takaichi a été élue première ministre du Japon le 27 septembre 2024, marquant une première dans l'histoire du pays. Âgée de 63 ans, cette membre du Parti libéral-démocrate (PLD) succède à Fumio Kishida, qui a démissionné après une série de scandales. Lors de son discours d'investiture, elle a déclaré : 'Un pays qui ne relève pas de défis n'a pas d'avenir.' Cette phrase résume sa volonté de réformes dans un Japon confronté à une démographie déclinante et une économie atone.
Une carrière politique marquée par la défense des valeurs conservatrices
Takaichi a été ministre de l'Intérieur et des Communications sous Shinzo Abe, où elle a promu des politiques de sécurité numérique et de réforme administrative. Elle est connue pour ses positions conservatrices sur les questions familiales et son soutien à une révision de la constitution pacifiste du Japon. Selon des analystes politiques, sa nomination vise à rassembler l'aile droite du PLD.
Un défi démographique et économique
Le Japon fait face à un déclin de sa population, avec un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme, bien en dessous du seuil de renouvellement. Takaichi a promis des mesures pour encourager la natalité et l'immigration, tout en relançant l'économie via l'innovation technologique. 'Nous devons créer un cercle vertueux de croissance et de redistribution', a-t-elle affirmé.
Réactions internationales
La communauté internationale a salué cette avancée, même si le Japon reste à la traîne en matière de représentation féminine en politique. Selon l'Union interparlementaire, seuls 10 % des parlementaires japonais sont des femmes, un des taux les plus bas des pays développés. Takaichi incarne un espoir de changement, mais ses détracteurs soulignent son manque d'expérience en matière de politique étrangère.



