Le président argentin Javier Milei a signé un décret visant les étrangers qui diffusent des messages de haine contre l'Argentine. Ce texte, publié le 30 juillet 2026, permet d'expulser toute personne non citoyenne reconnue coupable d'incitation à la haine envers le pays, ses institutions ou ses habitants. Selon le gouvernement, cette mesure vise à protéger l'image et la souveraineté de la nation face à des campagnes de dénigrement internationales.
Un contexte de tensions diplomatiques
Cette décision intervient après plusieurs mois de controverses impliquant des figures étrangères, notamment des artistes et des hommes politiques, qui ont critiqué ouvertement les réformes économiques et sociales de l'administration Milei. Le ministre de la Justice, Mariano Cúneo Libarona, a déclaré : « Nous ne tolérerons pas que des étrangers viennent semer la division dans notre société. Ce décret est un outil nécessaire pour défendre notre démocratie. »
Les modalités du décret
Le texte prévoit que toute personne étrangère condamnée pour diffusion de messages de haine contre l'Argentine pourra être expulsée après une procédure judiciaire accélérée. Les infractions incluent les propos tenus sur les réseaux sociaux, dans les médias ou lors de manifestations. Une enquête menée par le ministère de l'Intérieur a révélé que 73 % des Argentins soutiennent cette mesure, tandis que 21 % s'inquiètent de ses conséquences sur la liberté d'expression.
Réactions et critiques
Des organisations de défense des droits humains ont dénoncé le décret, le qualifiant d'atteinte grave aux libertés fondamentales. Amnesty International a appelé le gouvernement argentin à revenir sur cette décision, estimant qu'elle pourrait être utilisée pour museler les critiques légitimes. En revanche, des partis politiques conservateurs ont salué une initiative « courageuse » pour protéger l'identité nationale.
Impact sur les relations internationales
Ce décret pourrait tendre les relations de l'Argentine avec des pays dont les ressortissants seraient visés. Plusieurs ambassades ont demandé des éclaircissements sur les critères d'application. Le ministère des Affaires étrangères argentin a assuré que les mesures respecteraient le droit international, mais n'a pas exclu des révisions si des abus étaient constatés. Le décret entrera en vigueur dans les 30 jours suivant sa publication au Journal officiel.



