Le Sénégal est submergé par une vague de drogues, comme en témoigne ce reportage au cœur de la brigade des stupéfiants de Dakar. Les saisies de cocaïne, cannabis et autres substances illicites ont explosé ces dernières années, mettant sous pression les forces de l'ordre.
Des saisies record
En 2025, la brigade des stups de Dakar a saisi plus de 3 tonnes de cocaïne, soit une augmentation de 40 % par rapport à l'année précédente. Le cannabis, souvent cultivé localement, représente également une part importante des saisies, avec près de 10 tonnes interceptées. Selon le commissaire Ousmane Diallo, chef de la brigade, « le Sénégal est devenu une plaque tournante du trafic de drogue dans la sous-région ».
Les méthodes des trafiquants
Les trafiquants utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées. La cocaïne arrive par voie maritime, cachée dans des conteneurs de marchandises, ou par voie aérienne, via des passeurs. Le cannabis est souvent dissimulé dans des camions de transport de fruits et légumes. La brigade travaille en collaboration avec les douanes et la police judiciaire pour démanteler ces réseaux.
Un impact social dévastateur
La consommation de drogue augmente également au Sénégal, notamment chez les jeunes. Les centres de désintoxication sont débordés. « Nous voyons de plus en plus de jeunes dépendants à la cocaïne et à l'héroïne », explique le Dr Fatou Ndiaye, psychiatre à l'hôpital de Fann. « C'est un véritable problème de santé publique. »
Des moyens insuffisants
Malgré les efforts, la brigade des stups manque de moyens. Les effectifs sont insuffisants et le matériel parfois obsolète. « Nous faisons avec les moyens du bord, mais il nous faut plus de formations et d'équipements pour lutter efficacement », déplore le commissaire Diallo. Les autorités sénégalaises ont annoncé un renforcement de la coopération avec les pays voisins et les organisations internationales.



