Sanctions contre la Russie : l'Europe cède à Athènes
Sanctions contre la Russie : l'Europe cède à Athènes

L'Union européenne a finalement accepté un assouplissement de ses sanctions contre la Russie, cédant à la pression de la Grèce qui bloquait depuis plusieurs semaines le renouvellement de ces mesures punitives. Selon des sources diplomatiques, l'UE a décidé de supprimer certaines restrictions économiques imposées à Moscou après l'annexion de la Crimée en 2014.

Un compromis pour débloquer le renouvellement

La Grèce exigeait que les sanctions soient allégées en échange de son feu vert pour leur prolongation. Athènes estimait que les mesures punitives nuisaient à son économie et à ses relations avec la Russie. Après des négociations tendues, un accord a été trouvé : l'UE a accepté de retirer plusieurs entités et individus de la liste noire des sanctions.

Concrètement, les restrictions sur les échanges économiques avec certaines entreprises russes ont été levées, et des personnalités proches du Kremlin ont été radiées de la liste des personnes visées par un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Au total, 12 personnes et 4 entités ont été retirées de la liste, selon un responsable européen.

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Une décision controversée

Cette décision a suscité des critiques de la part de plusieurs États membres, notamment les pays baltes et la Pologne, qui estiment que tout assouplissement des sanctions envoie un mauvais signal à la Russie. "C'est une concession dangereuse qui affaiblit la position de l'UE face à l'agression russe", a déclaré un diplomate estonien sous couvert d'anonymat.

De son côté, la Commission européenne a justifié cet ajustement en affirmant qu'il s'agissait d'une "mesure technique" visant à garantir l'unité des Vingt-Huit. "Nous avons besoin d'une position commune pour maintenir la pression sur la Russie", a expliqué un porte-parole.

Les conséquences pour la Grèce et l'UE

Pour la Grèce, cet assouplissement est une victoire diplomatique. Athènes cherchait à apaiser ses relations avec Moscou, notamment dans les domaines de l'énergie et du tourisme. Le gouvernement grec a salué "une étape importante vers une normalisation des relations avec la Russie".

Cependant, cet épisode met en lumière les divisions au sein de l'UE sur la politique de sanctions. Certains analystes estiment que cela pourrait encourager d'autres pays à faire pression pour obtenir des exceptions, fragilisant ainsi la cohésion européenne. Les sanctions actuelles contre la Russie, qui expirent en janvier 2024, devront être renouvelées à l'unanimité des 27 États membres.

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