Un alpiniste rescapé de l’Everest a livré un témoignage poignant sur son calvaire vécu lors d’une expédition meurtrière sur le toit du monde. «Je pensais que j’allais mourir», a-t-il confié, racontant les heures d’angoisse et de souffrance à plus de 8000 mètres d’altitude.
Un cauchemar éveillé
L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, faisait partie d’une cordée de plusieurs alpinistes pris dans une tempête soudaine. Les conditions météorologiques se sont dégradées en quelques minutes, plongeant l’expédition dans l’enfer blanc. «Le vent était si fort qu’on ne pouvait plus se tenir debout. La neige nous fouettait le visage, et le froid était insoutenable», a-t-il décrit.
Rapidement, les signes de gelure sont apparus. Les doigts de l’alpiniste ont commencé à noircir, et il a perdu la sensibilité de ses extrémités. «Je savais que si je m’arrêtais, je mourrais. Mais chaque pas était une agonie», a-t-il ajouté.
Une lutte pour la survie
Le rescapé a dû prendre des décisions déchirantes pour tenter de sauver sa peau. Alors que certains membres de l’expédition étaient déjà trop faibles pour continuer, il a choisi de redescendre seul, laissant derrière lui des compagnons d’infortune. «C’est le choix le plus dur que j’aie jamais eu à faire. Mais je devais survivre pour ma famille», a-t-il expliqué, la voix tremblante.
Après plusieurs heures de descente périlleuse, il a finalement été secouru par une équipe de sherpas. Transporté d’urgence à l’hôpital, il a subi plusieurs opérations pour sauver ses membres gelés. Aujourd’hui, il se remet lentement, mais les séquelles psychologiques restent profondes.
Des chiffres alarmants
Cette saison d’escalade sur l’Everest a été particulièrement meurtrière. Selon les autorités népalaises, au moins 12 alpinistes ont perdu la vie, et des dizaines d’autres ont été blessés ou secourus. Les conditions météorologiques extrêmes et la surfréquentation des voies d’ascension sont pointées du doigt.
«L’Everest est devenu un piège mortel pour ceux qui sous-estiment ses dangers», a déclaré un guide expérimenté. Les experts appellent à une régulation plus stricte des permis d’ascension et à une meilleure préparation des alpinistes.
Le rescapé, quant à lui, ne sait pas s’il retournera un jour en haute montagne. «Je dois d’abord guérir, physiquement et mentalement. Mais une chose est sûre : je ne suis plus le même homme», a-t-il conclu.



