L'épidémie de mpox (variole du singe) en République démocratique du Congo (RDC) progresse à un rythme sans précédent, alerte Médecins Sans Frontières (MSF). Selon l'organisation, plus de 20 000 cas suspects et environ 1 000 décès ont été enregistrés depuis le début de l'année 2026, soit une augmentation de 300 % par rapport à la même période en 2025.
Une propagation alarmante dans plusieurs provinces
L'épidémie touche désormais 22 des 26 provinces du pays, avec une concentration particulière dans les provinces de l'Équateur, du Sud-Ubangi et de la Tshopo. Les enfants de moins de 15 ans représentent 70 % des cas et 85 % des décès, selon les données de MSF. « Nous assistons à une propagation sans précédent de la maladie, avec des taux de mortalité élevés, surtout chez les enfants », déclare le Dr. Jean-Claude Mwanza, coordinateur médical de MSF en RDC.
Des défis logistiques et sanitaires majeurs
La réponse à l'épidémie est entravée par l'insécurité dans l'est du pays, le manque de personnel soignant et l'accès limité aux vaccins et aux traitements. MSF signale que seulement 10 % des cas suspects ont été testés en laboratoire, faute de kits de diagnostic. « Nous avons besoin de toute urgence d'un soutien international pour renforcer la surveillance, la vaccination et la prise en charge des patients », ajoute le Dr. Mwanza.
Un appel à la mobilisation internationale
MSF appelle les autorités congolaises et les partenaires internationaux à intensifier leurs efforts pour contenir l'épidémie. L'organisation a déjà déployé des équipes dans les zones les plus touchées, mais les ressources sont insuffisantes. « Sans une action rapide et coordonnée, cette épidémie risque de devenir incontrôlable », prévient MSF dans un communiqué.



