Monaco Energy Boat Challenge : la Chine dévoile ses bateaux du futur
Monaco Energy Boat Challenge : la Chine dévoile ses bateaux

Pour la première fois depuis sa création, le Monaco Energy Boat Challenge accueille des équipes chinoises. Trois projets sont présentés cette année en Principauté, symbole de l’intérêt grandissant du pays pour les nouvelles énergies appliquées au transport maritime. Une présence qui vise aussi à nouer des partenariats avec l’Europe.

Une première participation chinoise

Cette année, le Monaco Energy Boat Challenge franchit une nouvelle étape dans son développement international. Après avoir réuni un nombre record de 54 équipes venues de plus de vingt pays, l’événement organisé par le Yacht-club de Monaco accueille, pour la première fois, des représentants chinois. « Nous avons trois équipes chinoises cette année », explique Kevin Wu, CEO de Y-H2O (Shenzhen) Technology Co, dont l’entreprise présente le bateau Alaqua. « Une équipe universitaire, une autre engagée avec un catamaran et la nôtre, qui participe avec un bateau à foils. »

Monaco comme vitrine internationale

Pour les équipes chinoises, la participation dépasse largement le cadre sportif. « C’est l’un des événements les plus connus au monde pour les bateaux utilisant les nouvelles énergies », souligne Kevin Wu. « Nous sommes venus tester nos technologies, voir celles développées par les autres équipes et échanger avec les acteurs du secteur. » L’objectif est aussi commercial. Les représentants chinois profitent de leur présence en Principauté pour rencontrer de potentiels clients européens et nouer des collaborations technologiques. « Nous voulons également développer notre clientèle en Europe et trouver des partenaires pour construire ensemble des projets en Asie », explique le dirigeant.

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Une industrie en plein développement

Si le yachting reste encore limité en Chine, le pays investit massivement dans les nouvelles énergies appliquées au maritime. « Aujourd’hui, le développement est fortement soutenu par le gouvernement chinois », indique Kevin Wu. « Pour l’instant, les efforts concernent principalement les ferries, les transports publics ou les bateaux de service. L’accent est surtout mis sur la propulsion électrique, avec également des projets utilisant l’énergie solaire. » Le marché de la plaisance demeure plus restreint qu’en Europe, notamment en raison d’un cadre réglementaire plus contraignant. « L’industrie du yachting est encore très encadrée en Chine. Son développement est plus lent qu’en Europe, mais les choses évoluent progressivement », poursuit-il.

Un avantage industriel

Si la Chine reste encore en retrait sur le marché du yachting, elle bénéficie d’un autre atout : sa puissance industrielle. « La chaîne d’approvisionnement est extrêmement développée, notamment pour la fibre de carbone et les matériaux composites », explique Kevin Wu. « Cela permet de fabriquer certains bateaux à un coût bien inférieur à celui observé en Europe. » Le bateau Alaqua, présenté à Monaco, illustre cette approche. Conçu pour répondre aux réglementations chinoises, il bénéficie du savoir-faire industriel du pays tout en intégrant une partie des méthodes de conception européennes. Kevin Wu connaît d’ailleurs bien le Vieux Continent. Formé en Italie, il explique avoir voulu associer « le savoir-faire italien à la manière chinoise de concevoir et de produire ».

Un test grandeur nature

Au-delà de la compétition, la présence à Monaco constitue un véritable test grandeur nature. « Nous voulons voir où se situe notre bateau par rapport aux meilleurs projets internationaux », résume Kevin Wu. « C’est l’occasion de recueillir des retours, de voir si notre approche est appréciée et d’identifier les axes d’amélioration. »

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