La réédition de Mein Kampf, le manifeste politique d'Adolf Hitler, a été exposée lors de la 35e Foire internationale du livre de Téhéran, provoquant une vive controverse. Selon des sources diplomatiques, l'ouvrage, traduit en persan, était disponible sur un stand consacré à l'histoire européenne.
Un contexte sensible
Cette réapparition intervient alors que les relations entre l'Iran et les pays occidentaux sont déjà tendues. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont condamné cette mise en avant, y voyant une provocation. Le livre, qui contient des passages antisémites et xénophobes, avait déjà été publié dans le pays par le passé, mais jamais de manière aussi ostentatoire.
Réactions et implications
Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa préoccupation, rappelant que Mein Kampf symbolise la haine et la discrimination. D'autres pays ont également dénoncé cette initiative, estimant qu'elle pourrait alimenter l'extrémisme. Selon des experts, cette réédition pourrait être utilisée par certains cercles radicaux comme outil de propagande.
L'événement a ravivé le débat sur la liberté d'expression face à la promotion d'idées nauséabondes. Les autorités iraniennes, de leur côté, n'ont pas commenté cette affaire, mais plusieurs médias locaux ont minimisé l'incident, le présentant comme une simple curiosité historique.



