L'Ukraine a officiellement demandé, ce jeudi 23 juillet 2026, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, accusant la Russie de bloquer délibérément ses exportations agricoles via la mer Noire. Cette requête intervient alors que Moscou intensifie les inspections de navires céréaliers, ralentissant considérablement les flux.
Des inspections systématiques dénoncées
Selon le ministère ukrainien des Affaires étrangères, la Russie a multiplié les contrôles sur les navires transportant des céréales depuis les ports ukrainiens, violant selon Kiev l'accord céréalier signé en juillet 2022. « Depuis le début du mois de juillet 2026, seulement 12 navires ont pu quitter les ports d'Odessa, contre une moyenne de 50 par mois auparavant », a précisé un porte-parole du ministère.
Des conséquences humanitaires mondiales
Cette situation aggrave la crise alimentaire mondiale, notamment en Afrique et au Moyen-Orient. L'Ukraine est l'un des plus grands exportateurs de blé et de maïs. « Les retards dans les exportations ukrainiennes menacent directement la sécurité alimentaire de millions de personnes », a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué.
La Russie rejette les accusations
De son côté, la Russie a rejeté ces accusations, affirmant que les inspections sont nécessaires pour vérifier que les navires ne transportent pas d'armes. « Nos inspections sont conformes à l'accord et visent à garantir la sécurité », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Un appel à une médiation internationale
Kiev appelle la communauté internationale à faire pression sur Moscou. « Nous demandons une réunion immédiate du Conseil de sécurité pour mettre fin à ce chantage alimentaire », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. La réunion d'urgence devrait se tenir dans les prochains jours.



