L'Arabie saoudite s'allie aux États-Unis pour un programme nucléaire civil
Arabie saoudite et États-Unis : partenariat nucléaire civil

L'Arabie saoudite et les États-Unis ont annoncé le 23 juillet 2026 la signature d'un accord-cadre visant à développer un programme nucléaire civil dans le royaume. Cet accord, négocié depuis plusieurs mois, prévoit le transfert de technologies américaines de réacteurs nucléaires, ainsi que des garanties strictes de non-prolifération, selon un communiqué conjoint.

Un partenariat stratégique

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a qualifié cet accord d'« étape majeure » dans la coopération bilatérale. Il a souligné que le programme saoudien serait placé sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et respecterait les normes les plus élevées en matière de sûreté et de transparence. De son côté, le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman, a déclaré que cet accord permettrait au royaume de diversifier ses sources d'énergie et de réduire sa dépendance aux hydrocarbures.

Selon des sources proches des négociations, l'accord inclut la construction de plusieurs réacteurs de troisième génération, d'une capacité totale de 6 à 8 gigawatts, d'ici 2040. Le coût total du programme est estimé à environ 80 milliards de dollars, financé en partie par le fonds souverain saoudien.

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Des garanties de non-prolifération

Un point clé de l'accord concerne l'engagement de l'Arabie saoudite à ne pas enrichir d'uranium ni à retraiter du combustible usé sur son sol. Cette clause, exigée par Washington, vise à prévenir tout risque de prolifération nucléaire dans une région instable. En contrepartie, les États-Unis fourniront du combustible enrichi pour les réacteurs et reprendront le combustible usé.

L'accord intervient dans un contexte de tensions régionales, notamment avec l'Iran, dont le programme nucléaire suscite des inquiétudes. L'Arabie saoudite a toujours affirmé son droit à développer l'énergie nucléaire à des fins civiles, mais ses ambitions avaient suscité des craintes de prolifération.

Réactions internationales

L'Union européenne a salué cet accord, le qualifiant de « pas positif pour la stabilité régionale ». La Russie et la Chine, qui convoitaient également des contrats nucléaires en Arabie saoudite, ont exprimé leur déception. Pékin a estimé que l'accord « renforçait l'hégémonie américaine » dans la région.

En Israël, les réactions sont mitigées. Si le gouvernement israélien a officiellement pris acte des garanties de non-prolifération, plusieurs responsables ont exprimé des réserves sur le volet technologique de l'accord. Un haut responsable israélien, sous couvert d'anonymat, a confié au Monde : « Nous surveillerons de près la mise en œuvre de cet accord. Toute déviation serait inacceptable. »

Un précédent pour la région ?

Cet accord pourrait servir de modèle pour d'autres pays du Moyen-Orient souhaitant se doter de l'énergie nucléaire, comme les Émirats arabes unis, qui ont déjà un programme civil, ou l'Égypte. Toutefois, les conditions strictes imposées par les États-Unis pourraient freiner certaines ambitions.

Le programme nucléaire saoudien devrait créer des milliers d'emplois locaux et former une main-d'œuvre qualifiée. Les premiers réacteurs pourraient entrer en service d'ici 2035, selon le calendrier prévisionnel.

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