Selon des responsables de l'administration Trump, les Américains contractant le virus Ebola et nécessitant des soins médicaux avancés seront désormais envoyés en Europe plutôt que rapatriés aux États-Unis. Cette annonce, faite jeudi et rapportée par NBC, s'inscrit dans une série de mesures visant à empêcher l'entrée sur le sol américain de personnes exposées ou infectées par le virus, dans le contexte de l'épidémie en cours en République démocratique du Congo.
Cette politique marque un changement notable par rapport aux épidémies précédentes, où les Américains nécessitant des soins étaient systématiquement rapatriés aux États-Unis. L'administration justifie ce choix par des temps de transport plus courts vers l'Europe. Un responsable a déclaré : « Il est bien mieux de pouvoir les transporter vers une installation qui prend un temps de transport plus court, par opposition à les faire voler jusqu'aux États-Unis ».
Un premier cas évacué en Allemagne
Le seul Américain testé positif à ce jour, un chirurgien ayant travaillé dans un hôpital au Congo, a été évacué vers l'Allemagne. Lors d'une réunion du cabinet mercredi, le secrétaire d'État Marco Rubio a affirmé : « Nous ne pouvons pas et ne permettrons pas qu'un seul cas d'Ebola entre aux États-Unis ». Par ailleurs, le CDC a interdit l'entrée aux États-Unis de tous les non-citoyens ayant séjourné au Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours.
Sept Américains déjà hospitalisés en Europe
La semaine dernière, sept Américains exposés au virus au Congo ont été évacués vers l'Europe. Parmi eux, le médecin hospitalisé en Allemagne, dont la femme et les quatre enfants sont en quarantaine en Allemagne. Un autre médecin est en quarantaine en République tchèque. Les responsables n'ont pas connaissance d'autres Américains exposés nécessitant un transfert au Kenya pour l'instant.
L'épidémie au Congo, causée par une souche rare d'Ebola appelée Bundibugyo, pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement, a rapidement progressé. Selon l'Organisation mondiale de la santé, on dénombre 1 077 cas et 246 décès.



