Pour la troisième fois en moins de dix jours, Cuba a été frappée par une panne d'électricité générale dans la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet 2026. Le black-out a débuté vers 22 heures (heure locale) et a touché l'ensemble du territoire, de La Havane à Santiago de Cuba, selon l'Union électrique (UNE).
Une défaillance du réseau électrique national
La coupure est due à une défaillance dans le réseau électrique national, a expliqué l'UNE dans un communiqué. Les techniciens travaillent à rétablir le service, mais aucun délai n'a été annoncé. Les précédentes pannes des 5 et 10 juillet avaient déjà paralysé l'île pendant plusieurs heures.
Cette récurrence met en lumière la vétusté des infrastructures énergétiques cubaines. Le pays dépend à 70 % du pétrole importé pour sa production d'électricité, selon des données officielles. Les centrales thermiques, vieilles de plusieurs décennies, subissent des pannes fréquentes.
Conséquences économiques et sociales
Les coupures répétées aggravent une situation économique déjà fragile. Les hôpitaux fonctionnent sur des générateurs de secours, mais les pénuries de carburant compliquent leur approvisionnement. Des commerces et industries ont dû fermer, entraînant des pertes estimées à plusieurs millions de dollars.
« C'est intenable, les gens sont exaspérés », a déclaré Marta, une habitante de La Havane, joint par téléphone. « Nous n'avons pas d'eau potable quand l'électricité coupe, et la nourriture se gâte dans les réfrigérateurs. »
Un défi pour le gouvernement
Le gouvernement cubain a promis des investissements dans les énergies renouvelables, mais les progrès sont lents. Selon le ministère de l'Énergie, la part du solaire et de l'éolien ne dépasse pas 5 % du mix énergétique. La crise actuelle pourrait accélérer ces projets, mais les contraintes financières liées à l'embargo américain freinent les importations de technologies.
Les autorités appellent à la patience et assurent que des mesures sont prises. Cependant, l'opposition dénonce une gestion catastrophique. « Le gouvernement doit rendre des comptes sur cette crise énergétique qui dure depuis des années », a déclaré un porte-parole de l'opposition.
Solidarité internationale
Plusieurs pays, dont le Mexique et la Russie, ont proposé une aide technique. L'ONU a également exprimé sa préoccupation. Mais les experts estiment qu'une solution durable nécessite un investissement massif et une réforme du secteur.
En attendant, les Cubains subissent des délestages quotidiens et une vie rythmée par l'incertitude. La troisième panne générale en dix jours est un signal d'alarme pour un système énergétique au bord de l'effondrement.



