La Bulgarie quitte la coalition des volontaires pour l'Ukraine
Bulgarie : retrait de la coalition des volontaires pour l'Ukraine

La Coalition des volontaires, créée pour soutenir l'Ukraine dans sa guerre contre la Russie, perd l'un de ses 37 membres. Le mardi 14 juillet, le nouveau Premier ministre bulgare Rumen Radev a annoncé le retrait de son pays de cette alliance principalement composée de pays européens. S'adressant aux journalistes depuis Paris, Rumen Radev a déclaré qu'Emmanuel Macron l'avait personnellement invité à continuer à participer à l'alliance, mais a insisté sur le fait que ce n'était pas « la place de la Bulgarie ». Cette annonce survient alors que les gardes bulgares défilaient aux côtés des forces armées européennes lors de la parade militaire du 14 juillet, organisée comme une démonstration de force par le président français.

Un revirement attendu

Ce revirement est peu étonnant : Rumen Radev, ancien président bulgare, de retour au pouvoir comme Premier ministre depuis avril après sa victoire aux élections législatives anticipées, affiche un positionnement ambivalent à l'égard de la Russie. Il plaide pour le dialogue avec Vladimir Poutine plutôt que le soutien militaire à l'Ukraine. C'est son prédécesseur, le Premier ministre Rossen Jeliazkov, issu du parti pro-européen GERB, qui avait décidé de rejoindre la coalition des volontaires au moment de sa création en 2025.

Fin des livraisons d'armes à l'Ukraine

Le 9 juin, après l'élection de Rumen Radev, le nouveau ministre de la Défense Dimitar Stoyanov avait déjà annoncé que la Bulgarie cesserait de fournir des armes à l'Ukraine, avant de préciser le lendemain que les ventes commerciales d'armes se poursuivraient. Depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022, la Bulgarie était devenue l'un des principaux fournisseurs d'armes et de munitions utilisées par les forces ukrainiennes.

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Un dialogue « pragmatique » avec la Russie

Depuis son arrivée au pouvoir, le Premier ministre a affirmé à plusieurs reprises que la guerre ne pouvait pas être gagnée sur le champ de bataille. Il avait auparavant décrit la cause ukrainienne comme « condamnée ». « Nous ne faisons pas partie d'une coalition qui insiste pour poursuivre l'aide financière et militaire à l’Ukraine », a insisté Rumen Radev à Paris. « Je crois que la solution à ce conflit ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires, mais dans une mission diplomatique forte. »

Engagement maintenu dans l'OTAN et l'UE

Le Premier ministre bulgare a conclu en insistant sur le fait que la Bulgarie restait pleinement engagée dans les processus de décision de l'OTAN et de l'Union européenne. Il a défendu la volonté de son pays d'imposer son veto au dernier train de sanctions voulu par l'UE contre la Russie, afin de contester notamment l'inclusion de certaines personnes sur la liste des sanctionnés, dont le patriarche orthodoxe russe Kirill, jugé proche du pouvoir russe. « Il n'y a rien de mal à ce qu'un pays défende son intérêt national dans un cadre collectif », a-t-il justifié.

Rejet des accusations de proximité avec la Russie

Rumen Radev lui-même a rejeté à plusieurs reprises les accusations selon lesquelles il adopterait la position de la Russie dans ce conflit. Il a néanmoins affirmé être favorable à des relations « pragmatiques » avec le Kremlin.

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